Pourquoi Bpifrance et New Nomads font chambre commune
Maxime Hanssen
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New Nomads est une startup qui a fait la promesse de révolutionner le marché de l'auberge de jeunesse. Elle a déjà affiché ses ambitions et sa philosophie : le tourisme "lent", permettant de rencontrer la population locale, dans un cadre d'hébergement design et innovant. Son premier établissement, le "Slo Living Hostel", basé à Lyon, a déjà remporté de nombreuses récompenses.
Fort de ce premier succès et d'un business model éprouvé (400 000 euros de chiffre d'affaires), l'enseigne souhaite accélérer son développement. Elle a ainsi annoncé, ce mercredi, l'entrée au capital de Bpifrance. Le montant n'a pas été révélé, mais en 2014, l'entreprise annonçait vouloir levé entre 500 000 et un million d'euros.
Mais, alors que la jeune pousse s'inscrit sur un segment en pleine mutation et porteur pour les innovations, pourquoi n'a-t-elle pas fait appel à des investisseurs privés ?
En effet, l'entreprise, au-delà d'un cash récolté, souhaitait un partenaire "de confiance" qui puisse l'accompagner dans son développement, sans que cet acteur n'intervienne "au quotidien".
BPI s'inscrit dans cette philosophie et dans le cœur d'activité de New Nomads. La banque publique a en effet lancé, fin 2015, un fonds d'investissement destiné au tourisme, dont l'objectif "est de financer aux différents stades de développement le tourisme de demain", rappelle le financeur public. Ce fonds est doté de 100 millions d'euros. Les tickets varient de 500 000 euros à 5 millions d'euros.
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Avec cet apport, l'entreprise va se "structurer en interne", notamment en embauchant l'un des trois cofondateurs, portant à huit salariés le chiffre de ses effectifs (l'entreprise sous-traite les tâches ménagères et autres prestations).
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Maxime Hanssen
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