SITL : les salariés déterminés à se battre jusqu'au bout
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
« Notre offre, nous l'avons déposée le 25 mars. Et, elle est toujours valable. Mais, le ministère du Redressement productif ne fait rien pour lever les conditions suspensives. Il n'a pas réclamé à Cevital (Ndlr : le repreneur algérien de FagorBrandt) de nous concéder une licence pour la fabrication de lave-linge à chargement par le haut », sous-traités à Lyon jusqu'au dépôt de bilan de FagorBrandt, tempête la déléguée CGT de SITL et une des six salariés portant ce projet de reprise sous forme de SCOP.
A la production de machines à laver, ils envisageaient d'associer une approche développement durable, sous forme de réutilisation de pièces recyclées (remanufacturing) et conserver 250 des 420 salariés. La syndicaliste se déclare également « écœurée » par l'attitude du Grand Lyon et du Conseil régional, dont les présidents, avaient un temps exprimé leur intérêt pour cette initiative. « Depuis le 19 mars, nous les avons relancés trois fois. Lorsque, enfin nous avons obtenu un rendez-vous vendredi 10 avril ils nous ont répondu par une fin de non recevoir ».
Jeudi 17 avril, le personnel de SITL ira manifester devant le siège de la Région où se tiendra la session devant « délibérer en vue d'assurer le complément des salaires d'avril », poursuit Florence Lavialle. Depuis mi-octobre, la plupart des effectifs est au chômage technique. Quoi qu'il en soit, elle se dit déterminée à continuer de mener des actions « pour que SITL ne finisse pas en liquidation judiciaire ou par un carnage ».
Les candidats avaient jusqu'au 14 avril, à minuit, pour formaliser leur plan. Robert-Louis Meynet, l'administrateur judiciaire, fera un état des lieux, à ce propos, devant les délégués lors d'un comité d'entreprise, ce mercredi.
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On peut supposer que le carrossier Gruau et Pascal Mallen, cadre de SITL, ont confirmé leur proposition respective. Le premier, intéressé par la production des véhicules utilitaires électriques, garderait 40 emplois et le second, 41 personnes dans la fabrication de filtres pour les stations d'épuration. L'industriel isérois Emmanuel Delepoulle, qui attendait le renfort de capitaux d'Abu Dhabi, a t-il concrétisé sa lettre d'intention ? Le plus grand doute plane si l'on en croit les propos de l'administrateur rapportés par Le Progrès.
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C'est le 31 avril que le tribunal de commerce de Lyon examinera pour la dernière fois le dossier SITL, en redressement judiciaire depuis le 3 janvier dernier.
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