CIAT Group : le processus de cession se confirme
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
CIAT serait bien à vendre. En date du 7 avril, Acteurs de l'économie évoquait des marques d'intérêt de l'équipementier allemand Bosch pour ce fabricant, basé à Culoz (Ain) et spécialisé dans les technologies de la ventilation et du conditionnement d'air pour les grands ensembles et l'habitat individuel (pompes à chaleur).
D'après la Cfdt, deux autres candidats seraient sur les rangs : l'américain Carrier (groupe UTC) et l'italien ClimaVeneta (groupe De Longhi IT). Selon cette même source, la firme outre-Altantique, qui dispose d'une filiale de 1089 salariés à Montluel (également dans l'Ain) pourrait tenir la corde. Contactée, la direction de CIAT ne fait aucun commentaire, à ce stade. La CFDT déplore, elle, l'absence d'informations données aux instances représentatives du personnel « sur la teneur de négociations en cours ».
Et, Elizabeth Le Gac et Rémy Lasnet, respectivement secrétaire général et secrétaire régional pour l'Ain de cette organisation syndicale, ont adressé le 15 juillet un courrier à Jean-François Carenco, préfet de Rhône-Alpes lui demandant un rendez-vous d'urgence « avant que des décisions dommageables soient prises ». Ils disent leur crainte qu'une « ETI française, leader sur son marché, soit démantelée ».
Ciat, entreprise née en 1934 est encore majoritairement contrôlée par les descendants de la famille fondatrice. Jean-Pierre Falconnier en assure la présidence du conseil de surveillance et Francis Guaitoli, la présidence du directoire. En juillet 2008, et dans le cadre d'une recomposition du capital, Somfy Participations a acquis environ 40 % des titres (moyennant un investissement initial de 33,6 millions d'euros) et avait la possibilité d'exercer une option d'achat sur le solde, en 2013, conformément aux pacte d'actionnaires établi à l'époque. Une autre voie se dessine donc.
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Ciat compte 1550 salariés en France et 2100 dans le Monde répartis sur 7 sites de production dont 4 dans l'Hexagone. Il a publié en 2013 un chiffre d'affaires stable de 256 millions d'euros (57 % à l'exportation) et a dégagé 16 millions d'excédent brut d'exploitation (EBE). Dans un contexte économique difficile, l'industriel de Culoz, a mis en œuvre « Challenge 2015 », un plan offensif lancé en 2013 pour préserver l'avenir. D'un montant global de 30 millions il prévoit un regroupement d'activités et des investissements.
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