Cenntro Motors : les salariés poursuivent leur combat
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
Les salariés de Cenntro Motors France (ex SITL) maintiennent la pression pour dénoncer le projet de suppression de 263 postes sur 395. Ils étaient environ 80 à être partis de l'usine de Gerland, à Lyon 7ème, pour rallier, à pied, le siège de la Métropole (Grand Lyon) où une délégation du personnel a rencontré David Kimelfeld, vice président chargé de l'économie, ce 9 juillet au matin.
« Il nous a dit qu'il allait solliciter le Préfet pour qu'il reçoive notre intersyndicale », au-delà de la Dirrect, a relayé Philippe Goguillot, secrétaire Sud du CE, à la sortie de l'entretien avec l'élu politique.
Ce dernier a également évoqué « une table ronde avec tous les interlocuteurs concernés par ce dossier, y compris le conseil régional ». Quant au terrain, sur lequel est situé l'usine, David Kimelfeld a répété, selon les propos rapportés, qu'il resterait propriété de la Métropole, et ne serait pas cédé à Cenntro, tout au moins tant que la situation ne se sera pas éclaircie. "Il faut être attentif à la fois au désarroi des salariés tout en n'hypothéquant pas la possibilité de reprise industrielle portée avant tout par Cenntro Motors. Il faut également se préoccuper du PSE et ouvrir les dispositifs d'accompagnement des collectivités territoriales aux salariés qui seront licenciés", a précisé David Kimelfeld à Acteurs de l'Economie-La Tribune
Le doute grandit. Lors du CHSCT (Comité d'hygiène, sécurité et hygiène au travail), du 6 juillet, les élus ont fait appel à un expert « pour apprécier la viabilité du projet industriel avec les 120 salariés que la direction prévoit de garder », indique Philippe Goguillot. Quant au comité d'entreprise convoqué demain il sera principalement consacré à la présentation du rapport du cabinet Alter, expert comptable du CE.
« Nous souhaitons que le processus se poursuive. Nous étudierons les nouvelles propositions d'accompagnement du PSE lors du CE », répond un porte-parole de Cenntro Motors France, contacté par Acteurs de l'économie-La Tribune. Ce dernier dément de façon catégorique la rumeur concernant l'éventuelle acquisition de la chaîne d'assemblage de Mia Electric, le constructeur de véhicules électriques de Poitou Charente liquidité en 2014. L'acheteur au téléphone, évoqué par le Courrier de l'Ouest, lors de la vente aux enchères du 8 juillet, n'est « ni Cenntro Motors France ni Cenntro Motors Group ni un faux nez », martèle le porte-parole.
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