STMicroelectronics : la dépendance Soitec
Marie Lyan
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« ST dépend entièrement de Soitec pour la fourniture de matériaux de qualité », souligne Arnaud Bournel, responsable du master information, systèmes et technologies à l'Université Paris-Sud et expert en nanoélectronique pour l'Observatoire français des micro et nanotechnologies (OMNT). À tel point que les clients de ST pourraient craindre une trop grande dépendance vis-à-vis de la PME française ? Pour contrer cela, Soitec a bien tenté de revendre sa technologie, sous forme de licence, à deux sociétés japonaise et américaine, mais elle n'en demeure pas moins leader dans la maîtrise des couches de silicium les plus fines utilisées par le FD-SOI.
Contrairement à d'autres concurrents, le franco-italien STMicroelectronics a fait le choix, depuis des années, de déployer une offre très diversifiée, en proposant à la commercialisation à la fois des mémoires, processeurs de box, cartes à puces, microcontrôleurs, etc.
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Quitte à ce que l'offre globale de ST présente le risque d'être peu lisible ? Si de premiers produits intégrant le FD-SOI ont d'abord été développés dans le cadre de la joint-venture entre STMicroelectronics et Ericsson — aujourd'hui dissoute —, « il nous manque désormais des produits à présenter », estime Jean-Marc Sovignet, délégué central CFE-CGC, précisant que plusieurs produits de la gamme Set-Top Box intégrant la FD-SOI n'arriveront pas en production avant mi-2016. Pour l'entreprise, le manque de visibilité pourrait tenir au fait qu'elle ne s'adresse pas à un marché de masse comme la téléphonie, mais plutôt à celui du BtoB, la plupart du temps assorti de clauses de confidentialité.
Marie Lyan