Porcher Industries : la CGT exaspérée par les bagarres juridiques sans fin
Marie-Annick Depagneux
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Le 18 mai prochain, cela fera un an que le compromis de vente de Porcher Industries au profit de Warwick Capital Partners a été signé. La finalisation de cette cession, qui a exacerbé un conflit familial ancien, est sans cesse repoussée.
En date du 4 février dernier, le TGI de Bourgoin-Jallieu, en Isère, a validé un des volets de l'opération mais le jugement est contesté par Philippe Porcher qui a saisi la Cour d'Appel de Grenoble. L'audience programmée le 26 avril par cette juridiction a été reportée au 9 mai prochain.
Les différentes sections syndicales CGT du fabricant isérois de textiles techniques et composites, dont Hassen Nassi est le délégué central, manifestent officiellement leur inquiétude et exaspération.
En conséquence, ils "sollicitent la bienveillance des pouvoirs publics pour mettre un terme définitif à cette situation qui est préjudiciable au groupe et à ses salariés".
L'organisation syndicale en appelle aussi au tribunal de commerce de Vienne qui s'est donné entre six et huit semaines, pour rendre sa décision, au plus tôt le 2 juin, sur la vente de la Saumuroise de Participations, une des deux holdings familiales de contrôle du groupe.
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Consultés le 23 janvier 2015, les représentants du personnel ont donné un avis positif à cette vente au vue des engagements sociaux et économiques pris par Warwick Capital Partners, société de gestion de fonds financiers basée à Londres.
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Le groupe Porcher Industries, qui emploie près de 2 000 personnes pour 280 millions de chiffre d'affaires, est considéré comme un grand spécialiste de son métier.
Marie-Annick Depagneux