Bayer-Monsanto : les exigences de la CFDT sur le projet d'acquisition
Marie-Annick Depagneux
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Le chimiste allemand Bayer et l'américain Monsanto, spécialiste des pesticides et OGM, ont annoncé avoir signé un accord de fusion ferme le 14 septembre dernier. Le premier espère finaliser l'achat du second d'ici à fin 2017, après que les autorités de régulation auront rendu leur avis à la naissance de ce nouveau géant de l'"agrobusiness" : 23,1 milliards de ventes et 140 000 collaborateurs.
En date du 16 septembre la CFDT, section chimie énergie, a adressé une lettre ouverte à Franck Garnier, président du directoire de Bayer SAS, faisant part de son inquiétude quant au devenir des salariés de la France. La centrale syndicale motive ses craintes par le niveau de l'offre (réévaluée à plusieurs reprises) : "128 dollars par action dans le cadre d'une transaction en espèces". Une opération qui s'élève à 59 milliards d'euros.
Dans ce contexte, la CFDT réclame "des garanties formelles sur le maintien des emplois, des activités et des sites de Bayer en France", fort de 3 319 collaborateurs dont 1 750 en Rhône-Alpes où il dispose d'un centre de R&D européen à Lyon.
Afin de rassurer les salariés et éviter les fausses informations, la centrale syndicale soumet à la direction de Bayer SAS "un projet d'accord" qu'elle lui demande de valider. La centrale française s'inspire du protocole signé pour l'Allemagne entre le conseil d'administration de Bayer AG et les représentants du personnel.
Le propos est de garantir "durablement la pérennité de Bayer comme entreprise intégrée, dans le secteur des Sciences de la vie" avec le postulat que l'acquisition de Monsanto, doit "renforcer considérablement la division CropScience", en tant que numéro un mondial.
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Le courrier signé par François Vergne, coordonnateur CFDT Bayer, refuse toute "incidence sur l'accord européen conclu le 17 novembre 2014 à Lyon" et garantissant au personnel "le non-recours aux licenciements pour motif économique jusqu'à fin 2020".
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