Comment Bluestar Silicones veut surfer sur la 3D
Marie-Annick Depagneux
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Se faire greffer une oreille ou un nez en élastomère silicone modelés sur-mesure par une imprimante 3D sera vraisemblablement possible demain. C'est au sein de son laboratoire d'excellence mondial de Saint-Fons, dans la banlieue Sud de Lyon, que le chimiste Bluestar Silicones, filiale du chinois ChemChina, a conçu la formulation adéquate de la matière première pour manufacturer ces organes et a contribué aux ajustements de l'imprimante.
Trois à cinq ans seront nécessaires pour mener les études de faisabilité des prototypes existants et les soumettre à des chirurgiens expérimentés.
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Les élastomères silicones entendent aussi se faire une place dans le domaine des prothèses internes. Ainsi, Bluestar Silicones pilote un consortium de huit partenaires réunis pour développer un larynx avec ce matériau dans le cadre du programme Fassil. Le projet labellisé par le pôle de compétitivité Lyonbiôpole a obtenu des financements du FUI. L'objectif est de proposer une alternative aux larynx artificiels en titane silicone standard en mettant au point un organe adapté à la morphologie et pathologie spécifiques de chaque receveur en se basant sur les données digitalisées.
Marie-Annick Depagneux
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