Labaronne-Citaf : quel repreneur pour le champion des réservoirs souples ?
Marie-Annick Depagneux
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Labaronne-Citaf qui évalue encore à 50 % sa part du marché français des citernes souples pour le stockage de l'eau, engrais liquides, hydrocarbures, etc., a été mise en vente. La société sise à Pont-Évêque, en Isère, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Vienne le 5 juillet 2016 tandis que FICIL, le holding de tête, a fait l'objet d'une procédure de sauvegarde ouverte à la même date.
La recherche d'un repreneur s'effectue par le biais d'un appel à candidatures lancé par l'administrateur judiciaire (Eric Etienne-Martin) pour acquérir le bloc majoritaire (plus de 50 %) détenu par Denis Aubel, président de FICIL, et deux autres administrateurs Paul Rochefort et Jean-Louis Sénéclauze, tous septuagénaires.
Le reste du capital est entre les mains d'autres actionnaires amis (en particulier François Turcat président de la CGPME du Rhône), de deux cadres et de Bpifrance (sous forme d'obligations convertibles).
Une vingtaine de marques d'intérêt ont donné lieu à une demande de retrait de dossiers. Combien seront-ils à concrétiser une proposition devant inclure la reprise de l'endettement du holding en plus de la dette de la Labaronne Citaf ? Réponse le 27 février date limite fixée pour la remise des offres.
Cette société a aujourd'hui retrouvé des comptes équilibrés. Benoît Balandras, directeur général de la PME depuis fin 2015, table en 2016 sur 0 à 25 000 euros de bénéfice pour un chiffre d'affaires ramené à 6,9 millions d'euros. En 2015, les ventes s'étaient établies à 8,9 millions d'euros accusant 0,6 million de pertes imputables, entre autres, à une baisse de l'activité à l'exportation. Les effectifs ont été réduits à 35 salariés aujourd'hui, contre 48 personnes fin 2015.
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Marie-Annick Depagneux