Kem One : des comptes redressés et de nouveaux investissements
Marie-Annick Depagneux
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C'était l'investissement crucial du chlorochimiste Kem One SAS, basé à Lyon, après sa reprise en décembre 2013. La nouvelle salle d'électrolyse* de Lavera dans les Bouches-du-Rhône - un budget de 160 millions d'euros environ- s'apprête à démarrer ces jours-ci. Alain de Krassny, le président du troisième producteur européen de PVC (polychlorure de vinyle) relativise le retard d'un mois à l'aune d'un projet de 3 ans. De même il se montre très confiant sur la réussite du démarrage :
Toujours est-il que la reconversion de cet équipement moins énergivore est stratégique pour améliorer les marges de l'ancienne filiale d'Arkema vendue ensuite à l'homme d'affaires américain Kary Klesch qui déposera le bilan six mois plus tard.
Hors Lavera, l'entreprise a "dépensé chaque année 30 millions d'euros répartis sur une centaine de projets dans des actions d'amélioration sur nos différents sites, eu égard à la réduction de consommation d'énergie et transformation des matières premières", met en avant Alain de Krassny. Nous devons encore poursuivre la fiabilisation de l'ensemble de nos usines pour des montants analogues".
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D'ores et déjà les efforts fournis ont montré leur efficacité. Kem One SAS, qui emploie plus de 1 200 salariés sur 7 sites en France et 1 en Espagne, devrait dégager "14 millions de bénéfice net en 2016" (les comptes seront définitivement arrêtés en mars) contre 19 millions d'euros de pertes opérationnelles un an plus tôt.
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