Ecopla : les ex-salariés renoncent à leur projet de Scop
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Les discussions devaient aboutir à "un partenariat industriel et commercial". Finalement, le collectif Les Amis d'Ecopla et le repreneur italien de l'entreprise iséroise, Cuki Cofresco, n'auront pas réussi à trouver un point d'entente.
Par ailleurs, "les négociations se faisaient uniquement de façon unilatérale, et plus nous avancions, plus ils étaient réticents à une réelle autonomie", ajoute-t-elle. Alors que les anciens salariés imaginaient une entreprise basée sur une organisation collaborative, "Cuki préférait une structure pyramidale, capitalistique". Le projet envisagé était "trop éloigné de nos valeurs : intégrité, solidarité et valorisation du travail dans le partage." Autant d'éléments qui ont poussé une majeure partie du collectif à abandonner le projet d'un partenariat exclusif avec l'Italien.
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Désormais, les porteurs de projet sont "contraints de suivre une autre voie". Certains ont déjà tourné la page. Karine Salaün recherche actuellement un emploi, quand d'autres sont en intérim ou entament un CDD. Mais les anciens salariés, qui se sont battus pendant plus d'un an, n'abandonnent pas pour autant leurs idéaux. "C'était une lutte honorable, juste et légitime. Nous nous sommes engagés corps et âmes, [...] avons dépassé nos limites ; nous sortons grandis et fiers !"
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Malgré l'arrêt des négociations, Cuki Cofresco va bien s'installer dans la Vallée du Grésivaudan (Isère). "Ce sera certainement dans les environs de Saint-Vincent-de-Mercuze car ils recherchent le savoir-faire. Et ce ne sont pas des compétences que l'on acquiert à l'école", indique Karine Salaün. Selon un communiqué du ministère de l'Economie, cette filiale Cuki France va créer 12 emplois lors d'une première phase de redémarrage de la production "envisagée au cours du premier semestre 2017". Cette nouvelle entité du groupe italien a pour objectif d'atteindre "un effectif consolidé de 40 à 50 salariés."