Kem One inaugure un investissement stratégique à 160 M€
Marie-Annick Depagneux
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Après le redressement, les investissements. Kem One SAS, numéro trois européen du polychlorure de vinyle (PVC), inaugure ce jeudi après-midi à Lavera, dans les Bouches-du-Rhône, de nouveaux équipements stratégiques : le changement des deux électrolyses produisant le chlore, entrant dans la composition du PVC. Une opération qui représente un budget de 160 millions d'euros en incluant les dernières finitions. L'une des électrolyses utilisant le mercure ne répondait plus aux normes et l'autre dite à diaphragme était particulièrement énergivore. Ces deux procédés ont été remplacés par une technologie à membrane.
"Notre objectif en 2014, quand nous avons lancé le projet, était d'améliorer l'Ebitda du groupe de 40 millions d'euros. La forte baisse du prix de l'énergie nous a déjà fait gagner 10 millions d'euros", explique Alain de Krassny, PDG de l'entreprise, ex-filiale de Akerma vendu ensuite à l'américain Gary Klesch*.
Toujours est-il qu'avec ce nouvel outil d'électrolyse du sel, la consommation d'énergie est abaissée de 25 % par rapport au fonctionnement précédent. La capacité de 300 000 tonnes sera prochainement atteinte, selon le dirigeant. "Toutefois, notre politique n'est pas de produire au maximum mais d'adapter les quantités aux besoins du marché. Nous pouvons optimiser les volumes et les frais variables", commente Alain de Krassny, "Outre les économies réalisées la qualité du produit est améliorée".
Une deuxième opération, encore conditionnelle, est au stade des études préalables. Il s'agit de la création d'un terminal d'éthylène, à Lavera ou à Fos-sur-Mer, une dépense estimée à 70 millions d'euros.
L'arrêt pendant sept semaines, en 2015, du vapocraqueur de Lavera, dont il est dépendant, a privé Kem One de 20 millions d'euros de marge (sic). "Si Total ne nous garantit pas un partenariat sécurisé, nous devrions démarrer la construction du terminal l'an prochain", confie-t-il.
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Marie-Annick Depagneux