Saira seats s’achemine vers une cession pour sauver 140 emplois
Yann Petiteaux
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Soupir de soulagement chez les salariés de Saira seats. Le tribunal de commerce de Saint-Etienne a ouvert, ce mardi, une procédure de sauvegarde pour l'entreprise d'Andrézieux-Bouthéon (Loire) spécialisée dans la fabrication de sièges pour le secteur ferroviaire. Maître Eric Etienne-Martin a été nommé en qualité d'administrateur judiciaire en vue d'une cession de Saira seats.
Cette décision du tribunal vient débloquer une situation qui s'enlisait de longue date. "C'est une grande satisfaction pour nous, car nous attendions cela depuis longtemps", assure Hervé Michalon, secrétaire du comité d'entreprise de Saira seats. Le CE a d'ores et déjà rencontré cinq candidats à la reprise : les Français Compin (principal concurrent de Saira seats), Barat et Finaero, ainsi qu'un groupement d'entreprises et le groupe chinois KTK. Ceux-ci vont désormais pouvoir formuler leurs offres. L'enjeu pour Hervé Michalon est de maintenir la totalité de l'emploi, soit environ 140 salariés (dont une vingtaine d'intérimaires).
Rachetée en 2010 par le groupe italien Tosoni, l'entreprise ligérienne avait été déclarée en liquidation par le tribunal de Vérone suite à la faillite de sa maison-mère en mai 2016. Or Saira seats affichait de son côté une bonne santé financière.
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Cette situation aurait fait perdre pour 50 millions d'euros de contrats à l'entreprise d'Andrézieux-Bouthéon, qui a généré l'an passé un chiffre d'affaires de 32 millions d'euros. En juin dernier, le gouvernement avait déjà débloqué un crédit d'impôts d'1,6 million d'euros pour l'équipementier ferroviaire stéphanois, au titre des crédits d'impôt recherche (CIR) et du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) acquis par Saira Seats sur les années 2014 à 2016.
La reprise du dossier par le tribunal de commerce de Saint-Etienne pourrait permettre à Saira seats de voir son avenir enfin s'éclaircir.
Yann Petiteaux