"L’interdiction totale du glyphosate serait suicidaire pour l’agriculture" (Benoit Rabilloud, Bayer France)
Stéphanie Borg
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Benoit Rabilloud
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Malgré les procès que vous évoquez, nous sommes convaincus de la nécessaire transformation de l'agriculture. Et convaincus de notre contribution à cette transformation dans laquelle nous sommes déjà résolument engagés, notamment grâce à l'acquisition de Monsanto. En France en particulier, nous sommes confiants dans notre capacité à poursuivre le développement de nos activités.
Nous avons enregistré une bonne croissance en 2018 malgré tous les défis. Et nous avons déjà des objectifs ambitieux jusqu'en 2022. L'acquisition de Monsanto fait tout à fait sens à long terme et renforcera notre rang dans les sciences de la vie.
Bayer existe depuis plus de 150 ans et a connu d'autres défis à relever au cours de son
parcours. Le rachat de Monsanto fait partie d'une stratégie à long terme dont nous sommes convaincus de la pertinence et du bien-fondé pour l'agriculture et pour les consommateurs.
Nous sommes conscients que nous devons, avec l'ensemble de la filière agricole, transformer le modèle. Et nous allons y contribuer. Mais pour cela, il n'y a pas 36 solutions : on peut renforcer notre activité sur les semences, développer
des produits de biocontrôle [des produits naturels de protection des cultures qui
n'utilisent pas de produits chimiques de synthèse comme des bactéries ou des insectes, ndlr], ou développer l'agriculture numérique.
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Il se trouve que Monsanto, si l'on fait abstraction de son nom et de sa réputation, est leader mondial sur les semences, le numérique, et dispose d'une activité de biocontrôles. C'était une évidence pour nous qui imaginons ce type de transformation agricole.
Stéphanie Borg
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