Safran va construire une deuxième usine dans la Métropole de Lyon
Stéphanie Borg

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Article publié à 12:35, mis à jour à 16:35
Safran a confirmé son choix. Le spécialiste mondial opérant dans la propulsion et les équipements aéronautiques, de l'espace et de la défense a finalement choisi la Métropole de Lyon pour construire une nouvelle usine de production Safran Landing Systems de freins carbone, la seconde sur ce territoire après son site historique de Villeurbanne.
Dans un premier temps, l'agrandissement du site avait été envisagé. Mais trop enclavé, le projet a été abandonné. Finalement, l'industriel a opté pour un terrain de 15 hectares, à Feyzin, au coeur de la vallée de la Chimie.
Ce "dossier Safran" était entre les mains de la Métropole de Lyon depuis trois ans. L'institution avait déjà fait plusieurs propositions pour convaincre l'industriel, dont une dispense de taxe foncière pendant deux ans.
C'est finalement un alignement à la baisse du prix du foncier avec celui pratiqué par les Etat-Unis (Walton, Kentucky), où Safran dispose d'un centre de recherche et de production identique à celui de Villeurbanne, qui a permis à l'institution de remporter la mise.
Au total, la métropole soutient le projet à hauteur de 6 millions d'euros fléchés entre autres vers les aménagements de voiries d'accès, le renforcement des dessertes par le train et les transports en commun. L'Etat versera l'équivalent de 8 millions d'euros.
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En outre, la région Auvergne Rhône-Alpes se serait engagée à verser l'équivalent de 4 autres millions d'euros, fléchés sur la formation et autres aides diverses. Une stratégie active, qui s'inscrit dans la volonté de la région d'en faire une véritable filière attractive.
Mais l'annonce par le président de la République a été perçue comme "un événement politiquement instrumentalisé", selon l'expression d'Etienne Blanc, le premier vice-président de la Région.
L'industriel projette d'investir près de 230 millions d'euros dans ce nouvel outil de production. Cette "usine 4.0" doit permettre à Safran Landing Systems de "répondre à l'augmentation de la demande". Modulaire, le site pourra ainsi évoluer au cours des prochaines années pour faire face aux fluctuations du marché.
La technologie devant permettre "une réduction significative" des consommations d'énergie et d'eau. L'usine utilisera les énergies renouvelables.
Cette future implantation, opérationnelle en 2024, pourra, à terme, générer près de 200 à 250 nouveaux emplois.
Stéphanie Borg