Vulkam, la startup de la métallurgie qui voit gros
Marie Lyan

Photo d'illustration
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une dizaine d'années de recherches, menées au sein de plusieurs laboratoires grenoblois (dont le laboratoire SIMAP, de Grenoble INP). Elle
dispose ainsi d'une série de brevets universitaires et en propre sur laquelle elle compte bien miser pour se distinguer.Incubée par la SATT Linksium, la jeune société vient de compléter sa première levée de fonds de 4,5 millions d'euros, dont 2 millions apportés en haut de bilan par Supernova Invest et Sofimac Innovation, 1,5 millions amenés par des prêts bancaires (BNP Paribas Développement et Crédit Agricole Sud Rhône Alpes Capital), tandis que Bpifrance complète l'enveloppe avec son "aide au développement DeepTech" d'un million d'euros.
Un premier financement qui devrait permettre à la société d'accélérer ainsi l'industrialisation de ses pièces, en commençant par la création de machines spéciales visant à les produire. Car pour entrevoir un avenir industriel, les "métaux amorphes" sur lesquels elle travaille, "constitués d'une structure atomique désorganisée qui se rapproche de celle du verre", auraient notamment besoin d'équipements de production adaptés.
Vulkam planche ainsi sur la conception d'une dizaine de nouveaux métaux à forte valeur ajoutée, issus du cuivre, du titane ou encore du nickel, et dont la capacité de miniaturisation et la résistance accrue présentent des atouts pour plusieurs marchés.
A commencer par le secteur médical, avec des débouchés dans le domaine de l'implantologie, qui cherche à produire des implants plus petits, ou des outillages médicaux destinés à la chirurgie mini-invasive, par exemple.
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La startup a déjà réalisé des prototypes pour le compte de partenaires industriels au cours des deux dernières années et se prépare désormais à passer en phase de pré-industrialisation, à travers l'installation de sa première chaine pilote dans la région grenobloise. Avec la volonté de produire, à terme, jusqu'à plusieurs centaines de milliers de pièces.
En attendant, Vulkam peut d'ores et déjà compter sur un site de 400m2 comprenant un hall technique, situé au coeur du campus universitaire, qui l'assurera de demeurer à proximité de ses partenaires académiques, mais également de ses 14 salariés, principalement des ingénieurs et doctorants. "Car ce sont ces partenariats, ainsi que l'expertise de nos collaborateurs, qui vont nous permettre de conserver notre avance technologique", atteste Sébastien Gravier. Six recrutements sont d'ailleurs prévus d'ici la fin de l'année, principalement sur des profils techniciens, commerciaux et administratifs.
Car si elle ne communique pas sur ses perspectives de chiffre d'affaires, la jeune pousse nourrit cependant déjà une ambition : devenir "la seule société européenne offrant des capacités industrielles dans la fabrication de verres métalliques pour le développement de pièces miniatures". Et vise directement des pays comme la Suisse, l'Allemagne, la Belgique ou encore l'Italie, avant d'envisager, d'ici quelques années, une expansion en Asie.
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Un segment où Vulkam semble pour l'instant avoir le champ libre puisque ses plus proches concurrents seraient des sociétés américaines ou asiatiques, utilisant le même procédé de fabrication, mais se destinant plutôt au marché des pièces de plus grande taille.
Un positionnement qui se veut aussi "en rupture" au sein du secteur, souvent jugé plus traditionnel, de la métallurgie.
Une chose est certaine : la startup compte bel et bien se faire une place et prouver sa valeur ajoutée.
Marie Lyan
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