TENDANCE. C'est une bonne nouvelle au sein de cette saison hivernale délicate. Surfant sur la pratique de nouvelles activités qui ont bondi en raison de la pandémie (ski de randonnée, le ski de fond et les balades en raquettes), les ventes du fabricant haut-savoyard de raquettes à neige TSL Outdoor ont explosé, et pas uniquement en France. Une saison inédite où le producteur a multiplié également ses expéditions sur le marché nord américain.Niché en Haute-Savoie, TSL Outdoor était déjà le leader mondial des raquettes à neige avant cet hiver. Sur un marché mondial de 500.000 paires vendues chaque année, la PME d'Annecy, qui emploie 80 collaborateurs, se taille désormais près de 20 à 25% du marché.
Il y avait toutefois un bémol dans cette domination internationale : jusqu'à cet hiver, l'entreprise française ne parvenait pas à dépasser une maigre part de 2% sur le continent nord-américain. La pandémie de Covid-19 a eu un effet explosif sur les ventes. D'abord, celles-ci ont flambé en France, qui représente 60% des ventes du groupe, mais aussi à l'étranger.
« Dès que les mesures contre le Covid ont été annoncées, et que la neige est tombé, les ventes ont explosé », confirme Philippe Gallay, le PDG de TSL Outdoor. Les habitués du ski alpin se sont ainsi rabattus sur le ski de randonnée, le ski de fond et les balades en raquettes.
Ventes en hausse de 150%
L'augmentation a été particulièrement notable cet hiver, car le fabricant s'attendait à écouler près de 80.000 paires, conformément à la saison dernière, peu neigeuse, qui donne habituellement le ton de la saison suivante. Mais en 2020-2021, son volume a plus que doubler et devrait atteindre près de 200.000 paires d'ici la fin de saison.
Cette flambée des ventes a été une aubaine pour tous les fabricants de raquettes, ou presque. Et a fait boule de neige : en Amérique du nord, les magasins se sont même retrouvés rapidement dévalisés de leurs stocks. Car les fabricants américains font habituellement produire leur matériel en Asie. Mais avec les mesures sanitaires, ils ont été incapables de recevoir, en temps voulu, les réassorts commandés à leurs fournisseurs.
De son côté, TSL a donc fait tourner la production à plein régime en Haute-Savoie, où elle a toujours produit ses propres raquettes à neige, que ce soit pour le marché français ou international. C'est ce qui lui permet de fabriquer en quelques mois 120.000 raquettes de plus que ses prévisions initiales.