Rescapée du naufrage Arjowiggins, sa spin-off Arjobex veut conquérir le marché des étiquettes innovantes

Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR/arjobex

Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR/arjobex
Rescapée du naufrage d'Arjowiggins il y a tout juste deux ans, la PME iséroise Arjobex (35 millions de CA ; 155 salariés : 3 sites) n'a pas à se plaindre de sa propre histoire. Son dg, Arnaud Roussel, le résume ainsi : « Nous avions toujours été autonomes, que ce soit du point de vue de la recherche et développement, de la production, des ventes, ou encore de notre positionnement ».
Car sa technologie, issue d'un procédé venant tout droit de son site encore basé Royaume-Uni, consistait à étirer du polyéthylène de manière innovante, afin d'en faire un fil qui ressemble à du papier, mais beaucoup plus résistant. Conçue en 1968, elle a su traverser les années et se déployer sous la marque Polyart. « Cela peut sembler original pour groupe papetier à l'origine, mais nous nous sommes toujours positionnés par opposition au papier, car notre procédé nous permet de produire un film imprimable et plus résistant aux déchirures, mais également aux altération de l'humidité, etc ».
Lors des difficultés qu'a connu le groupe papetier, aboutissant à sa liquidation en 2019, il a donc semblé "tout naturel" à Arjobex de sortir du groupe pour continuer son histoire seul.
À lire également
Toujours basé à Rives (Isère), près de Grenoble (avec également un autre site en France et un site historique au Royaume-Uni), il a repris son autonomie depuis juillet 2019 en faisant entrer le fonds d'investissement français Prudentia à son capital. Cette opération avait également suscité l'intérêt de l'allemand MDV, dont les actionnaires souhaitaient eux aussi passer la main.
Marie Lyan