Un chiffre d'affaires supérieur de +16% par rapport à son premier semestre de référence 2018/2019 (à 541,2 millions d'euros) et un résultat net qui s'inscrit même en progression de +74,4% par rapport à son niveau d'avant-crise (112,7 millions d'euros), assorti d'un excédent brut opérationnel (EBO) lui aussi en croissance de +51,6%...
Quelques mois plus tard, et après l'arrivée d'un nouveau directeur général en la personne de Dominique Thillaud, le groupe a déjà entamé son redressement, et il est plus rapide que le prévoyait son plan stratégique, qui optait pour un retour aux niveaux "d'avant-crise" lors de l'exercice 2022/2023.
Finalement, ce devrait être dès cette année, soit son exercice décalé de 2021/2022, que la Compagnie des Alpes devrait sortir les pieds de l'ornière Covid, et se remettre sur la trajectoire de la croissance. Car à l'occasion de la publication des résultats semestriels, son dg se montre particulièrement confiant, y compris dans la perspective de pouvoir renouer avec la distribution de dividendes, "si la tendance se confirme", dès la prochaine Assemblée Générale, l'automne prochain.
"Ayant retrouvé les moyens de nos ambitions en termes de développement et de croissance, nous allons maintenir nos efforts d'investissements d'attractivité, continuer à déployer nos outils digitaux, optimiser nos canaux de distribution et notre politique commerciale tout en accélérant la mise en oeuvre de nos ambitions net zéro carbone".
Les deux métiers du groupe auront contribué à cette amélioration : car après un début de saison d'hiver marqué par un "travel ban" sur les voyageurs britanniques en raison du variant Omicron, le chiffre d'affaires de ses 10 domaines skiables (La Plagne, Les Arcs, Val d'Isère Méribel...) - la station des Deux Alpes sortant officiellement de son périmètre en 2023 avec l'attribution du contrat de DSP à la SATA, sa concurrente - s'est finalement redressé plus vite que prévu pour atteindre les 392,1 millions d'euros (+11,3%).