La quasi-totalité des 180 derniers salariés de l'usine Mécacentre, située à Saint-Etienne (Loire), sont en grève depuis une dizaine de jours et occupent le site de l'équipementier allemand. Placé en redressement judiciaire en juillet, le site n'a pour le moment pas trouvé de repreneur. Les salariés craignent que sa liquidation soit prononcée par le Tribunal de commerce de Saint-Etienne à partir du 25 octobre.Cela fait dix jours que la quasi-totalité des 180 « derniers » salariés de ZF PWK Mécacentre occupent l'usine, située à Saint-Etienne (Loire). Les salariés luttent en effet contre la fermeture de l'usine, qui fabrique des pièces de liaison au sol pour l'automobile (rotule, cardan, croisillon de direction).
Placée en redressement judiciaire en juillet dernier, à la demande de la direction, détenue par les groupes allemands ZF et PWK, la co-entreprise arrive au bout des démarches possibles, elle qui n'a pas trouvé encore de repreneur. Les salariés craignent que la liquidation judiciaire ne soit prononcée dès le 25 octobre par le Tribunal de commerce de Saint-Etienne (Loire). Le conflit porte désormais sur le montant de la prime supra-légale de licenciement.
Contactée jeudi par l'AFP, la direction de Mécacentre n'était pas joignable. Les représentants des salariés affirment que « la plupart des dirigeants de la société ont déserté le site depuis la semaine dernière ».
Un «contexte de profonde mutation du secteur automobile», indiquait la direction en juillet
Au moment du placement, en juillet, la direction expliquait en revanche qu'il s'inscrit dans un « contexte de profonde mutation du secteur automobile », avec une « hausse des coûts de production qui ne peut pas être complètement répercutés », indique l'Agence France Presse. Le chiffre d'affaires de l'entreprise, en diminution régulière, est tombé à 22 millions d'euros en 2022, ne regagnant pas ses niveaux d'avant crise sanitaire. Les pertes cumulées de ces dernières années dépassent quant à elles 40 millions d'euros.