Fabricant de cartes électroniques à destination de divers secteurs (médical, défense, transport, aéronautique, réseaux), le groupe Eolane France, basé à Angers, a vu une partie de ses 13 entités être placées en redressement judiciaire début mars. L'avenir de cinq de ses six sites français (Angers et Combrée dans le Maine-et-Loire, Saint-Agrève en Ardèche, Neuilly-en-Thelle dans l'Oise, Douarnenez dans le Finistère) mais aussi deux entités marocaines, a été scellé le 22 avril dernier.
L'avenir de son usine, située à Valence, dans la Drôme, reste lui suspendu à une décision qui sera rendu le 5 mai prochain. Fin mars, le CSE avait effectivement dénoncé, par voie de communiqué, la volonté du groupe de se « vendre à la découpe ». Ce qui laisse aujourd'hui 150 salariés dans l'incertitude, alors que le rachat des autres sites par le groupe hélvétique Cicor, confirmé par le tribunal de Paris le 22 avril dernier, acte la sauvegarde de près de 890 emplois. Soit près de 90% des effectifs initiaux. Hivest Capital Partners, actionnaire d'Eolane jusqu'ici, gardera quant à lui la main sur les sites d'Estonie, de Malaise et de Chine, précise Les Echos.
L'offre de Cicor est jugée comme la « moins défavorable » par la majorité du CSE qui s'accompagne d'une enveloppe d'investissement de 30 millions d'euros. Deux autres acteurs, le mayennais Cofidur et le lyonnais Synov s'étaient aux aussi positionnés.
En région Auvergne-Rhône-Alpes, le groupe Eolane possède deux sites, dont celui de Saint-Agrève (Ardèche), compris dans les cinq sites passant sous pavillon suisse. En 2024, celui-ci a fait l'objet d'un investissement de 2,7 millions d'euros, comme l'expliquaient nos confrères du Dauphiné Libéré, pour moderniser son appareil production.