Usine Safran : initialement choisie, Lyon est encore en attente du verdict de l'industriel
Stéphanie Gallo Triouleyre
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SARAH MEYSSONNIER
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Lyon est suspendue aux derniers arbitrages de Safran. Initialement retenue pour accueillir la quatrième usine mondiale de disques de freins carbone de l'industriel français - utilisés principalement dans l'aviation et par certains types de véhicules automobiles -, la métropole est finalement aujourd'hui de nouveau en compétition avec les États-Unis et le Canada. Et la partie semble vraiment très loin d'être gagnée.
De l'eau a en effet coulé sous les ponts depuis ce jour de juillet 2019 où Emmanuel Macron en personne, - alors en visite sur l'usine villeurbannaise de production de freins de Safran -, avait confirmé le choix du groupe mondial d'implanter une seconde usine de freins sur le territoire de la Métropole de Lyon.
Après trois ans de discussions avec les collectivités locales (métropole et Région), l'État, et une mise en compétition notamment avec le Kentucky (États-Unis) où il dispose d'un centre de recherche et de production similaire à celui de Villeurbanne (69), Safran assurait alors avoir jeté définitivement son dévolu sur le territoire lyonnais, grâce notamment à un effort significatif des collectivités quant au prix du foncier. Étaient alors retenus 18 hectares disponibles à Feyzin, au cœur de la Vallée de la chimie.
Cette usine, dont Safran prévoyait une mise en service en 2024, devait lui permettre de répondre à l'augmentation de la demande du marché aéronautique en matière de freins carbone (+7% par an d'ici 2029, selon les estimations du cabinet d'intelligence économique Mordor). Ces types de freins présentent en effet plusieurs avantages par rapport à leurs homologues métalliques : longévité, puissance de freinage, poids, etc.
À la clé pour le territoire : un investissement de 230 millions d'euros et la création de plus de 200 emplois selon les chiffres communiqués en 2019.
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Mais par deux fois, Safran a revu sa copie. Ou plutôt a reporté son rendu à une date ultérieure. La première fois en 2020, la faute au Covid. La deuxième fois en 2022. En cause cette fois, l'explosion du prix de l'électricité en France. Le directeur général de Safran, Olivier Andries expliquait alors préférer retarder de 18 à 24 mois sa décision en raison de la multiplication par cinq du prix de l'énergie en France par rapport à 2019.
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