Emmaüs, quand la reconstruction passe par le travail
Romain Charbonnier
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Ne dites pas qu'Emmaüs fonctionne comme une entreprise, au risque de vous faire reprendre par un compagnon. Pourtant, l'association de solidarité en utilise largement les codes : chiffre d'affaires, management, communication, 35 heures, chaîne logistique, client, diversification, investissement, formation, e-commerce. Un vocable qui correspond à celui d'une PME et dont usent ceux qui font vivre et grandir la communauté. Néanmoins, comme dans les 117 antennes réparties en France, ici, au sein de la plus importante du département du Rhône, installée depuis dix ans dans la banlieue de Vénissieux, ce sont moins les résultats qui comptent que le vivre-ensemble et "la reconstruction de la personne par le travail".
Au cœur du magasin d'Emmaüs Lyon.
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Les relations humaines constituent la substantifique moelle du mouvement et la solidarité, la quintessence du projet, initié en 1954 par l'abbé Pierre. L'activité, elle, se trouve être le moyen d'entretenir cet ensemble. Une singularité qui constitue la principale différence avec le monde de l'entreprise, mais qui exige un engagement profond de la part de ceux qui la font vivre. "Le vivre-ensemble est notre préoccupation permanente. Comment parvient-on à faire "communauté" ? , soulève son désormais ex-président.
Romain Charbonnier