TLM, le pari gagnant de l'ambitieux Laurent Constantin
Vincent Lonchampt
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"Une fois que le CSA aura validé la vente, je rendrai mon tablier. C'est dans la logique des choses." Laurent Constantin vit donc ces derniers mois à la présidence de TLM, rachetée par le groupe de médias et télécoms Altice en vue de sa transformation prochaine en BFM Lyon.
Nommé fin 2014 avec pour mission de "sauver et pérenniser l'entreprise" selon ses propres termes, il s'apprête à laisser sa place, vraisemblablement au cours des six mois qui viennent, à un nouvel actionnaire "solide qui a un vrai projet de développement" pour la chaîne de télé lyonnaise.
Son intronisation par le pool d'actionnaires avait pourtant suscité interrogation et scepticisme dans le microcosme lyonnais. Comment ce patron d'une startup du web, petit actionnaire de la chaîne mais novice dans les médias, allait-il s'y prendre pour remettre à flot une entreprise déficitaire depuis sa création ?
A l'heure du bilan de son mandat, les chiffres parlent pour Laurent Constantin. Plus ancienne télé locale de France, TLM, qui fête cette année ses 30 ans, est désormais une entreprise profitable : la société, qui emploie 18 équivalents temps plein, a dégagé 130 000 euros de bénéfices l'an dernier, et 212 000 euros en 2016 pour un chiffre d'affaires d'environ 2,2 millions d'euros selon les comptes déposés.
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Arrivé à la présidence au terme d'une importante réduction des effectifs pour contenir les pertes, Laurent Constantin a mené une nouvelle stratégie dessinée avec ses co-actionnaires, et tout particulièrement le premier actionnaire Jacques Gaillard et l'ex-dirigeant de Toupargel Roland Tchénio, très impliqués dans l'opération de sauvetage de TLM.
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