Grenoble : deux élections pour accélérer l'université intégrée ?

Marie Lyan
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Université de Grenoble
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L'objectif affiché : se conformer à un accord politique passé il y a deux ans, tout en poursuivant le chemin vers la construction d'une université intégrée. C'est donc d'une voix unifiée que les deux présidents de la COMUE et de l'UGA ont évoqué leur démission conjointe, le 20 décembre dernier, en vue de se présenter à une nouvelle élection de mi-mandat visant à leur permettre d'échanger leurs postes. Une première dans ce domaine, que les deux acteurs justifient par une logique d'alternance :
Avec, en bout de ligne, le souhait d'assurer une meilleure représentation de l'ensemble des communautés disciplinaires scientifiques. "Cet accord a été pensé comme un rééquilibrage des forces disciplinaires en présence, en vue de permettre une expression plus large des sciences humaines et sociales", précise Patrick Lévy, actuel président de la Comue.
En pratique, l'idée évoquée étant de scinder en deux le mandat de quatre ans, qui devait débuter par une présidence issue des Sciences Humaines et Sociales (SHS) -représentée par Lise Dumasy, en tant qu'ex-présidente de l'Université Stendhal-, se poursuivant ensuite par une représentation des Sciences, Technologie et Santé (STS), assurée par l'ancien patron de l'Université Joseph Fourier (UJF), Patrick Lévy.
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D'après eux, cet échange permettrait aussi une meilleure articulation entre les deux entités déjà inter-reliées. "L'UGA (45 000 étudiants, 5 500 enseignants) a un poids important au sein de la COMUE (62 000 étudiants, 7000 enseignants) et cette fusion a toujours été comprise comme une première étape pour aller vers une université intégrée, qui rassemblera plus largement des universités, écoles et organismes de recherche au sein d'un même ensemble", estime Lise Dumasy.
Marie Lyan