Big data : Ubiquick passe au crible 350 secteurs d'activités
Stéphanie Borg
Stéphanie Borg
Chaque jour, quelques milliers d'études publiques (statistiques, données, rapports) sont mises en ligne sur internet. Si Google permet d'accéder à ce type d'information gratuitement, elles sont parfois difficiles à identifier.
Quelques éditeurs ont mis au point des moteurs de recherche spécifiques et spécialisés dans la détection de ces données. Parmi eux, le lyonnais Ubiquick, qui a réussi à imposer sa plateforme, reportlinker.com, aux côtés du japonais Global Information ou de l'américain marketresearch.com.
Objectif affiché : faire gagner du temps aux utilisateurs grâce à cette plateforme unique de recherche via des mots-clés proposant une vue rapide du sujet avant le téléchargement définitif.
Lancé en 2007, le site s'appuie sur une base de données de quatre millions de documents et compte 4 000 abonnés sur une formule d'abonnement au mois. Il produit des analyses sur 350 secteurs d'activités.
Si Ubiquick (48 salariés dont 45 basés à Lyo,n le reste étant réparti à Oxford, Londres et Francfort) a réussi à convaincre, c'est grâce à son moteur 100 % anglophone. Il réalise ainsi 97 % de son chiffre d'affaires (8 millions d'euros en 2015) à l'export, en priorité aux États-Unis.
Le lyonnais vient de déménager dans de nouveaux locaux à Confluence pour intégrer ses nouvelles équipes (dix recrutements en six mois) et appuyer son nouveau développement. Il affiche ses ambitions :
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Pour se développer, il compte en partie sur sa nouvelle plateforme, findout.com, qui intègre une combinaison de données publiques non structurées, des fichier excel issus de sources publiques et de bases statistiques. Un investissement de 2,5 millions d'euros pour un produit développé en interne (la R&D représente un quart des effectifs).
Avec ce nouveau produit, l'éditeur cible des entreprises de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, des spécialistes de la R&D et de gros cabinet de conseils.
Il compte ouvrir des bureaux commerciaux près des de ses clients. Avec, pour 2016, les États-Unis en ligne de mire.
Stéphanie Borg