Marketing : comment les startups se font-elles un nom ?
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Elles s'appellent cFactuel, Swabbl ou Happybreak. Toutes sont des startups lyonnaises récemment lancées. Et même si elles évoluent dans des secteurs distincts, allant des médias au tourisme, ces jeunes pousses ont un point commun : elles ont choisi un nom, symbole d'une identité qu'elles souhaitent déployer. Mais la particularité, par rapport aux entreprises traditionnelles, c'est que leur nom doit coller à leur ADN de startup, c'est-à-dire celui de disrupteur, inventant des nouveaux produits ou nouveaux modèles économiques. Et dans cette logique, la notion de marque - qui contribuera à la valorisation de l'entreprise - est primordiale.
Pour Lionel Sitz, professeur de marketing à l'emlyon et spécialiste du branding, "la particularité des startups est que leur business modèle repose sur la monétisation d'un produit. Les business angels achètent autant la marque que l'entreprise. L'élément le plus important dans la stratégie n'est donc pas uniquement consommateur mais aussi le business angel qui investi."
Un schéma inverse pour les entreprises plus anciennes qui, lors de leur création, parlaient aux investisseurs une fois qu'elles avaient "déjà fait de l'argent".
Tout l'enjeu réside par conséquent dans la création d'une marque qui fasse sens pour elle-même. "Le nom de l'entreprise allait devenir le nom du média. Nous avions une réflexion centrée davantage sur le produit que sur l'entreprise", illustre Benjamin Poirier, co-fondateur du média lyonnais cFactuel.
Pour s'imposer dans le paysage économique, "les startups adoptent souvent des noms particuliers, facilement reconnaissables. Nous voulions que nos clients puissent nous identifier comme une startup, et non pas comme une société classique", explique Christophe Giraud, fondateur de Swabbl.
À lire également
Fondée en 2014, la jeune pousse a lancé un site permettant de faciliter la prospection commerciale grâce à une mise en relation des contacts plus collaborative. Avec trois autres membres de l'équipe, il opte pour un nom court, qui termine par une voyelle et dont la sonorité est lisible et compréhensible à l'international.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe