Emmanuel Gonon : "Le savoir-être entrepreneurial est fondamental"
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Acteurs de l'économie - La Tribune. En juin dernier, se tenait la première édition de la Waoup Innovation Night (WIN) au sein de la Halle Girard. Le but ? Faire émerger une conscience d'entrepreneuriat. Quel a été le bilan de cette édition, en termes de retombées ?
Emmanuel Gonon. 1 000 personnes ont travaillé autour de 20 thématiques d'innovation. Au total, 1 000 idées ont émergé. Nous les avons ensuite filtrées et évaluées au cours d'événements plus petits. Finalement, nous avons retenu 60 concepts, qui ont ensuite été diffusés en open source.
Mais nous pouvons aussi dire que nous avons sensibilisé ce millier de personnes à cette notion d'agir, de se mettre en mouvement. On n'a pas envie de promettre que tout le monde pourra devenir entrepreneur, car il existe des dimensions de résilience et de réseau chez l'entrepreneur, mais l'important est de réveiller les consciences.
Pourquoi la notion "d'agir" est-elle si importante, aujourd'hui, dans le monde de l'entreprise ?
Nous vivons dans un monde de plus en plus rapide, qui demande davantage d'agilité. Les vérités d'hier ne sont pas celles de demain si bien que les schémas préétablis existent moins longtemps. Les instructions qui transitent du haut vers le bas sont moins efficaces car il est difficile d'avoir une vision intégrée du monde. Alors, les entreprises demandent à leurs salariés de libérer leurs énergies pour transformer leur société. En parallèle, les salariés eux-mêmes sont issus de la génération internet, à savoir un monde plat où la hiérarchie n'existe pas, et deviennent demandeurs d'espaces de créativité.
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Le savoir-être entrepreneurial est fondamental dans les compétences de demain. Cela ne signifie pas qu'il faut créer une entreprise, mais qu'il faut être entrepreneur de soi-même. Au 20e siècle, on a formé les gens sur le savoir : savoir faire des études de marché, des analyses financières, concevoir un produit. Désormais, le salarié doit adopter une nouvelle posture, prendre des initiatives, oser réfléchir différemment, proposer et défendre une idée car le travail est moins découpé, le monde est moins organisé qu'avant.
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