Après le non au référendum, place à la réforme de l’audiovisuel public suisse
Samuel Maïon-Fontana
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les suisses disent "non" a la suppression de la redevance
Pascal Lauener
Samuel Maïon-Fontana
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les suisses disent "non" a la suppression de la redevance
Pascal Lauener
Plus d'une trentaine de chaînes étaient concernées à travers le pays et 13 500 postes directs et indirects étaient suspendus au résultat des urnes ce dimanche en Suisse. Le peuple a décidé de rejeter l'idée d'une suppression du service audiovisuel public à 71,6 %, avec un taux de participation à 54 %.
La totalité des cantons s'est prononcée contre l'initiative, y compris du côté alémanique, d'où grondait le plus la fronde contre la redevance et l'omniprésence de l'audiovisuel public, perçu comme un paquebot « dispendieux et inutile » à l'heure de Netflix et Youtube.
Le rejet le plus important du texte revient à Neuchâtel avec 78,25 %, devant le Jura à 78,09 %. Côté romand, Vaud a dit non à 76,47 %, Genève à 74,80 % et le Valais à 71,16 %.
Alors que les premiers sondages annonçaient il y a quelques mois la victoire de l'initiative, la virulente campagne - trop longue, d'après certains politologues - a fait plier les pronostics, jusqu'à un résultat franc et massif, bien au-delà des prévisions. Les initiants espéraient envoyer un signal libertarien de modernisation au reste du monde, mais la novation sera d'un autre ordre : celle du premier pays au monde à confirmer par une votation populaire le maintien d'un audiovisuel financé par une redevance.
La légitimité du service public sort évidemment largement renforcée de ce vote, voire plébiscitée. Lors de sa conférence de presse à Berne, le président du conseil d'administration de la Société suisse de radiotélévision (SSR), Jean-Michel Cina, s'est félicité de l'idée de la Suisse "solidaire et pluriculturelle que la population a choisi de soutenir".
Pour Doris Leuthard, conseillère fédérale en charge du dossier, le résultat montre que le peuple suisse ne veut pas de radios et télévisions purement commerciales, aux fréquences vendues aux enchères, mais préfère une offre diversifiée et indépendante.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Ainsi, l'information helvétique en quatre langues ne sera pas confiée aux seules forces d'un marché ultralibéral mais cette votation a pu lancer un débat de fond et a "brisé certains tabous", comme l'ont salué les initiants.
Samuel Maïon-Fontana
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe