Alizé Pharma : 1,8 million d'euros levé pour traiter l'ostéoporose
Marie-Annick Depagneux
Marie-Annick Depagneux
Alizé Pharma, startup de biopharmacie lyonnaise, respecte sa feuille de route. Comme prévu, et conformément au calendrier fixé, elle a acquis, en décembre dernier, les droits d'exploitation exclusive d'un brevet déposé par l'Université de Caroline du Nord (co-inventeur : David Clemmons) lui ouvrant un nouveau champ de pathologies : les maladies osseuses et en particulier l'ostéoporose.
« Les droits achetés concernent une famille de peptides qui stimule la formation de l'os », décrit Thierry Abribat, président fondateur de la société. Ce projet est logé dans une nouvelle entité Alizé III qui annonce avoir bouclé une levée de fonds de 1,8 million d'euros, ce mardi. Les actionnaires historiques de l'entreprise (Octalfa, Sham Santé Innovation, CEMA et Thierry Abribat via son holding Tab consulting) ont participé à cette collecte. A cette occasion de nouveaux souscripteurs ont fait leur entrée : Sofimac Partners (par l'intermédiaire du fonds interrégional d'amorçage Emergence), Rhône-Alpes Création et Crédit Agricole Création. « L'élargissement du tour de table augmente nos capacités à procéder à d'autres augmentations de capital pour nos besoins ultérieurs », observe le dirigeant.
Avec l'argent recueilli, Alizé III financera la mise au point du produit jusqu'à ce qu'il franchisse l'étape de son développement clinique et des premiers essais, en principe fin 2016. Conformément à son modèle économique, la société s'appuiera alors sur un industriel de la pharmacie pour mener les études cliniques au-delà de la phase II (preuve d'efficacité), dans le cadre d'un accord de licence. La mise sur le marché du futur médicament n'est pas envisagée avant 7 à 8 ans. Aujourd'hui, un seul traitement de ce type existerait : le Forsteo (commercialisé par Eli Lilly). Toutefois, cette solution qui contient une hormone naturelle est réservée aux patients présentant un risque élevé de fracture. « Nous voulons faire un produit aussi puissant mais dont l'administration sera moins contraignante et sans effets secondaires », assure Thierry Abribat.
À lire également
En septembre dernier, pour sa structure Alizé II, la jeune pousse avait reçu 5 millions d'euros.
Marie-Annick Depagneux
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe