Pourquoi Merial (Sanofi) passe dans le giron de l’allemand Boehringer
Marie-Annick Depagneux
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C'est fait. Merial a quitté Sanofi pour l'allemand Boehringer Ingelheim (BI), le 1er janvier 2017. Un processus qui a duré un an puisque les pourparlers entre ces deux parties avaient été annoncés en décembre 2015. En s'offrant les activités santé animal du groupe pharmaceutique tricolore, la firme germanique devient le numéro deux mondial du métier, derrière l'américain Zoetis. Il cumulerait ainsi un chiffre d'affaires pro-forma 2015 de 3,8 milliards d'euros selon des estimations datant d'il y a un an. Un montant largement abondé par Merial qui, en tant que numéro trois mondial, a publié 2,5 milliards de ventes consolidées en 2015.
Toutefois, et sur demande des autorités de la concurrence, BI s'est engagé à procéder à des cessions de produits et des technologies afférentes. Pour recevoir le feu vert de la Commission européenne (9 novembre 2016), il a conclu un accord pour céder à CEVA Santé animale, basé en Gironde, un certain nombre de vaccins et substances pharmaceutiques de Merial, développés ou en cours de développement.
Aux Etats-Unis, la Commission fédérale du commerce a accepté l'opération le 29 décembre dernier après que le groupe allemand eut annoncé la vente de ses vaccins pour chiens à Eli Lilly ainsi qu'au groupe Elancot et ses anti-parasites à Bayer AG. Mais aucun chiffre n'a été révélé à ce stade.
Autre précision, la clôture de la reprise de Merial Mexique a pris du retard et ne devrait être finalisée qu'au début 2017. Il en va de même pour l'échange de Merial avec l'activité Santé Public BI en Inde, précise un communiqué. De fait, la transaction Merial s'est négociée dans le cadre d'un échange d'actifs avec Sanofi qui récupère l'activité santé grand public (médicaments sans prescription) de Boehringer avec l'ambition de se hisser à la première place mondial.
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Ce "troque" n'étant pas de valeur égale (valorisation de 11,4 milliards pour Merial et 6,7 milliards pour la santé grand public), la firme française va recevoir un paiement de 4,7 milliards.
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Marie-Annick Depagneux
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