Merial part à l’assaut du marché du bien-être des animaux de compagnie
Françoise Sigot
Françoise Sigot
Fort de son positionnement de leader sur le marché de la santé animale, Merial n'entend ne plus seulement être l'un des fournisseurs de référence des vétérinaires en vaccins et médicaments. L'avenir du groupe, filiale de Sanofi, passe aussi désormais par le bien-être des chiens, des chats et autres furets, lapins et hamsters. Un domaine où Merial a fourbi ses premières armes depuis longtemps notamment via les gammes d'antiparasitaires Frontline. Et surtout un segment de marché qui est estimé à 82 milliards d'euros et qui affiche une croissance moyenne annelle de 5 % ces dernières années.
Autant dire que le spécialiste de la santé animale a flairé la bonne affaire, puisque le potentiel est loin d'être tari, en France et dans le monde, parce que les propriétaires de ces animaux sont de plus en plus attentifs à leur bien-être.
La place de l'animal tendant à se rapprocher de celle des humains, les besoins suivent et les propriétaires sont donc de plus en plus demandeurs de produits de soin du pelage, de l'hygiène des dents, et des griffes. Entre autres.
Pour répondre à ces nouveaux besoins, les équipes de R&D de Merial viennent de mettre au point une première gamme baptisée Phlox. Déclinée pour chiens et chats, mais aussi furets, hamsters, lapins et autres mammifères à fourrure, ces produits prennent la forme de soins pour les yeux, les oreilles ainsi que la peau et les poils.
Le groupe dont le siège mondial est à Lyon n'exclut pas non plus d'investir le segment du bien-être du cheval, même si plusieurs acteurs ont déjà pris une longueur d'avance sur lui.
Pour l'heure, ces produits de bien-être sont commercialisés en France via le réseau des vétérinaires, mais à l'avenir, ils pourraient sortir des cliniques vétérinaires. « D'ici 2018, 20 % des ventes liées aux soins des animaux se feront par internet. Nous sommes donc attentifs à ce phénomène », élude le Dr Sébastien Boussemart.
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« Notre objectif est de capitaliser sur notre expérience en développant des produits innovants, avec notre caution scientifique, tout en misant sur les opportunités offertes par les nouvelles technologies pour devenir une entreprise globale de santé et de soin pour les animaux de compagnie », ajoute Éric Lambert, secrétaire général de Merial SAS.
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Chacun assurant que pour l'heure l'entreprise n'a pas encore tranché sur le modèle économique à mettre en place pour commercialiser ces nouvelles gammes dédiées au bien-être. Les représentants du groupe, qui a réalisé l'an dernier 2.1 milliards d'euros de chiffre d'affaires, ne se risquent pas plus à afficher une prévision d'activité sur le marché du bien-être animal.
Françoise Sigot
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