Cette prothèse pourrait faire économiser des millions à la sécurité sociale
Nathaly Mermet
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Chose assez peu connue, Lyon est en pointe en chirurgie orthopédique concernant la prothèse totale de hanche. Et chose intéressante : non seulement il y a une "école lyonnaise" de la prothèse totale de hanche (PTH) avec plusieurs générations de chirurgiens orthopédiques de renommée internationale, mais les fabricants leaders mondiaux de PTH sont également localisés dans la région. Une équation qui souligne la complémentarité entre praticiens et fabricants.
Initialement développée par le laboratoire SERF - siégeant à Décines-Charpieu depuis 1973 -, la prothèse à double mobilité est une invention française due au Pr Gilles Bousquet en 1975, brevetée en 1976. Une prothèse totale est ainsi composée de deux éléments : une tige positionnée dans le fémur surmontée d'une bille correspondant à la tête du fémur, et un réceptacle, ou cupule, fixée dans l'os du bassin dans laquelle pivote cette tête. Le système de double mobilité autorise une plus grande amplitude de mouvement, mais surtout diminue drastiquement le risque de luxation, qui est la principale complication à court et moyen terme.
L'innovation est aussi fabriquée par d'autres entreprises françaises, en particulier par le Groupe Lepine, implanté à Genay, et Amplitude basée aux Echets, dès le brevet tombé dans le domaine public en 1996. Un autre acteur mondial s'est positionné sur le créneau, le géant américain Stryker.

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