Médicaments : comment le laboratoire Mylan veut s'imposer en France
Marie-Annick Depagneux
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Les médicaments génériques - copies de molécules tombées dans le domaine public et vendues moins chères - sont un des leviers pour maîtriser les dépenses de la Sécurité Sociale. Un sujet au cœur de l'actualité avec le PLFSS (projet de loi de financement de la SS) 2018. Une nouvelle campagne orchestrée par les pouvoirs publics, cet automne, assure que leurs efficacité et sécurité sont identiques aux médicaments princeps (originaux).
La France demeure à la traîne : dans un marché pharmaceutique remboursable de 18 milliards d'euros, les génériques pèsent 3,46 milliards selon les données 2016 du GERS (Groupement d'intérêt économique des entreprises du secteur). Leur taux de pénétration ressort ainsi à 19 % en valeur et 36 % en volume. En comparaison, il atteint 75 % (en volume) en Allemagne, par exemple. Et les autres pays de l'OCDE sont de bien meilleurs élèves à cet égard.
Pourtant, près de huit Français sur 10 consomment des médicaments génériques. Et, "93 % d'entre eux en sont satisfaits" d'après une enquête BVA. Les officines pharmaceutiques jouent le jeu de la substitution et sont récompensées par une rétrocession financière. Les médecins, en particulier de ville, se montrent plus réticents. Par ailleurs, pour être substituable une molécule doit être inscrite au répertoire de l'ANSM (Agence nationale de la sécurité des médicaments).
Marie-Annick Depagneux
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