Cytoo prévoit une nouvelle levée de fonds de 6 millions d'euros
Marie-Annick Depagneux
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"Les fabricants de lunettes nous ont mis la puce à l'oreille quand ils ont sorti des lunettes spéciales pour ordinateur. Nous nous sommes, à notre tour, posés la question de savoir si la lumière des écrans avait un impact négatif sur les cellules de la peau", raconte Myriam Abderrachid, responsable marketing des produits cosmétiques chez Gattefossé SAS.
Au terme de deux ans de travaux, en partenariat avec Cytoo, biotech grenobloise, le groupe lyonnais a mis au point un actif cosmétique protecteur (tiré d'une plante et destiné à entrer dans composition de crèmes de soins ) qu'il présentera à l'In-Cosmétics Global d'Amsterdam, en avril prochain. Les études ont, en effet, prouvé que l'exposition à la lumière des écrans "avait un effet hautement néfaste sur le réseau mitochondrial* des cellules du derme", ajoute Myriam Abderrachid. Autrement dit, elle provoque un stress au niveau de la peau.
Cytoo, spin off du CEA de Grenoble fondée en 2008, a conçu une méthode de contrôle mécanique des cellules reproduisant les contraintes physiques particulières des tissus. Cette technologie brevetée reproduit en laboratoire des tissus humains proches de ce qu'ils sont dans le corps humain et donc plus prédictifs lorsqu'il s'agit de tester des candidats médicaments. Elle s'applique à deux domaines : la dermato cosmétique et les maladies musculaires.
La société contrainte de restructurer en 2015, en renouvelant la direction, a réduit ses effectifs de plus de la moitié ramenés à 14 collaborateurs dont 8 chercheurs (biologistes et chimistes). Les prestations de services pour le compte de groupes privés et de laboratoires universitaires sont aujourd'hui prioritaires. Ensuite, "nous effectuons des recherches pour notre propre compte", note Luc Selig, directeur général.
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Son programme le plus avancé, et démarré en 2015, concerne la myopathie de Duchenne, dystrophie musculaire progressive généralisée. "Nous avons modélisé la maladie et identifié des composés permettant de rectifier des défauts neuro-musculaires", détaille Mathieu Raul, directeur des ventes. Des tests pré-cliniques ont été menés sur des souris avec 3 candidats médicaments. "La première collecte d'informations donne des résultats positifs", avise le directeur général.
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