LYON BUSINESS. Présent à Lyon depuis plus de cinquante ans, le Centre International de recherche sur le cancer oeuvre pour la lutte contre la maladie à travers le monde surtout dans les pays les plus défavorisés. Grâce à une coopération internationale, l’établissement fait aussi office de référence en matière de recherche, de prévention, mais aussi de transmission comme l'explique Elisabete Weiderpass, directrice du Circ.
« On est fiers de ça, et de continuer à voir Lyon comme un centre international, très important et visible au niveau international. Peut-être même plus visible au niveau international qu'au niveau français », commente la directrice du Circ, Elisabete Weiderpass.
Coopération internationale
Le cancer va devenir la maladie numéro du siècle, avec une augmentation des cas de 60% d'ici à 2040. Pour répondre à cet enjeu, le Circ « travaille dans tous les domaines de recherche sur la prévention du cancer. On est aussi responsable de faire toutes les statistiques sur les cancers dans le monde. Tous les pays collaborent avec nous et nous envoient leurs données pour qu'on les travaille, les homogénéise et qu'on les présente aux ministres de la santé du monde entier. On fait aussi de la recherche étiologique, sur les causes du cancer et on fait énormément de recherche sur la prévention, le dépistage, la vaccination », explique Elisabete Weiderpass.
Des ambitions soutenues par ce nouveau bâtiment et ses nouvelles capacités. Il accueille en effet une biobanque de plus de 1.000 m2 qui peut disposer de dix millions d'échantillons. « Les échantillons humains sont absolument fondamentales pour faire la recherche sur le cancer. C'est là où on a la possibilité de chercher de nouveaux biomarqueurs pour la détection précoce, pour les diagnostics précoces. Mais aussi les biomarqueurs pour la réponse aux traitements (pour la chimiothérapie, la thérapie hormonale ou la thérapie immunogénique). »
Aussi, 70 % des décès par cancer surviennent dans des pays à revenu faible et intermédiaire. Le Circ concentre donc son activité sur ces pays. « On étudie les profils cancers dans chaque pays individuellement et on travaille avec les ministères de la santé pour définir des stratégies de prévention adaptées à chaque pays. [...] Nous avons développé un code européen contre le cancer qui s'applique à l'Europe, mais nous avons aussi un code latino-américain, un code asiatique et on va développer un code africain. »
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