83% des Français prêts à boire de l'eau potable produite à partir d'eaux usées

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87% des Français sont convaincus de l’utilité de la production d’eau potable à partir d’eaux usées pour limiter les restrictions d’eau en cas de sécheresse.
87% des Français sont convaincus de l’utilité de la production d’eau potable à partir d’eaux usées pour limiter les restrictions d’eau en cas de sécheresse. (Crédits : Istock)
Depuis un an, la question de la disponibilité de l’eau cristallise les inquiétudes environnementales et sanitaires des Français. Aux craintes liées au réchauffement climatique et à la pollution est venue s’ajouter la prise de conscience que l’eau du robinet était essentielle pour se protéger des pandémies. Des préoccupations grandissantes qui pourrait faire évoluer les mentalités et les pratiques plus rapidement que prévu, comme le montrent les résultats du cabinet d’études Elabe en exclusivité pour La Tribune.

L'histoire retiendra peut-être l'année 2019 comme celle du réveil écologique et de la prise de conscience des conséquences concrètes du réchauffement climatique. Les épisodes de canicule, les records de chaleur, les vagues de sécheresse et les images de l'Australie et de l'Amazonie en feu ont interpellé les Français, qui sont depuis 86% à se dire préoccupés par la situation environnementale. Alors qu'un pays sur cinq devra faire face à de sévères pénuries d'eau au cours des vingt prochaines années, 92% des sondés se disent préoccupés par la pollution des océans, des rivières et des lacs, 87% par la raréfaction des ressources et 84% par les risques de sécheresse.

Plus récemment, l'importance de l'accès à l'eau du robinet a également été mise en lumière par la pandémie du Covid-19. En effectuant des gestes barrières aussi simples que de se laver les mains avec de l'eau et du savon, les sociétés occidentales ont redécouvert le rôle de l'hygiène dans la prévention des épidémies. Plus étonnamment, les restrictions d'eau, qui ont touché 86 départements l'été dernier, font même craindre à près d'un Français sur deux un risque de pénurie d'eau potable au robinet. Cette situation extrême ne s'est pourtant produit que très rarement dans l'hexagone, comme lorsqu'un affluent de la Dordogne s'est asséché au cours de l'été dernier, obligeant plusieurs communes de Corrèze à se faire ravitailler par camions citernes.

Des solutions dédaignées jusqu'à aujourd'hui ...

Pourtant toutes les solutions technologiques existent depuis longtemps pour résoudre le problème de la disponibilité de la ressource, en transformant l'eau des égouts en un breuvage limpide répondant à toutes les normes sanitaires. En France, la réutilisation d'eaux usées traitées (REUT), limitée par la législation européenne à l'irrigation des cultures et des espaces verts, est confrontée à un frein psychologique connu sous le nom de « facteur beurk», ou « yuck factor » en anglais. Une expression très parlante pour décrire la réaction instinctive d'une population quand on lui propose de boire une eau potable produite à partir d'eaux usées. Ce refus catégorique de retrouver l'eau de ses toilettes au robinet s'explique par la crainte légitime d'agents pathogènes microbiologiques, mais aussi par des peurs plus irrationnelles, même lorsque l'innocuité de l'eau est prouvée.

Si ces réticences ont été étudiées dans le monde entier, elles s'expriment en France par un manque de motivation des pouvoirs publics et des autorités sanitaires à encourager les projets de REUT alors que les ressources naturelles sont encore suffisantes pour alimenter le réseau d'eau. Dix ans après diverses politiques européennes qui promeuvent l'utilisation d'eaux usées traitées pour irriguer des cultures, la France ne recycle en effet que 0,6% de ses eaux usées, quand nos voisins italiens et espagnols en recyclent respectivement 8% et 14%. Dans le sud de l'Espagne, sur les terres arides de la région de Murcie, les stations d'épuration fournissent ainsi jusqu'à 40% des eaux agricoles. En Israël, les melons poussent en plein désert grâce à une eau d'irrigation recyclée à 85% tandis que les agriculteurs français se passent de cette eau traitée et n'en utilisent que... 0,2%. Et si aujourd'hui ce « facteur beurk » s'avérait soluble dans la prise de conscience collective du réchauffement climatique ?

... Mais en voie d'acceptation

Avec 20% du territoire qui subit des limitations de certains usages de l'eau chaque été, la recherche de solutions alternatives pour préserver les ressources naturelles est en effet devenue un enjeu prioritaire pour sécuriser la production agricole hexagonale, mais aussi pour améliorer le cadre de vie des citadins en développant les espaces verts et en offrant des solutions de rafraîchissement en cas de pics de chaleur. « La disponibilité de l'eau ne sera pas la même dans vingt ans, explique Boris David, hydrogéologue chez Veolia. Pour anticiper les pénuries, nous travaillons sur différentes solutions, parmi lesquelles l'optimisation de la consommation, le stockage de l'eau et surtout la réutilisation des eaux usées. Grâce à des procédés de filtration classique et membranaire, et de désinfection par chlore et par UV, nous savons produire depuis longtemps une eau adaptée aux différents usages, de l'eau agricole à l'eau potable, voire même de l'eau ultra-purifiée utilisée par l'industrie de pointe. »

Selon l'étude du cabinet Elabe pour la Tribune, ces procédés de réutilisation des eaux usées, s'ils ne sont connus que par un Français sur trois, semblent attendus par une grande majorité : 70% pensent que des solutions seront trouvées pour faire face au déficit hydrique, et 46% ne semblent pas surpris quand ils apprennent que l'eau usée peut se transformer en eau potable... En pratique, les premiers exemples de REUT en France permettent de recycler d'énormes quantités d'eau et d'améliorer le confort de vie des habitants sans épuiser les ressources naturelles. À Sainte-Maxime, 300 000 m3 d'eau traitée permettent ainsi d'arroser les parcours du golf chaque année, mais aussi d'entretenir les espaces verts de la ville, ce qui limite le risque d'incendie. À Cabourg et à Deauville, les stations d'épuration fournissent l'eau qui sert à nettoyer les réseaux d'assainissement tandis qu'à Pornic, l'eau recyclée sert à maintenir une zone humide urbaine fraîche appréciée des habitants et des touristes... « Ces utilisations du REUT sont très bien perçues par les habitants, poursuit Boris David. En évitant de gaspiller de l'eau potable pour l'arrosage ou l'entretien, elles permettent d'éviter les pénuries d'eau au moment de l'affluence touristique et améliorent ainsi la résilience des territoires. »

Serait-ce la fin du « facteur beurk » qui freinait le développement de projets de REUT ?Selon l'étude Elabe, les Français sont en tous cas bien moins conservateurs qu'on ne pourrait le croire : plus de 87% se disent déjà convaincus de l'utilité de produire de l'eau potable à partir d'eaux usées traitées, en remplacement des procédés actuels de production, pour limiter l'exploitation des nappes phréatiques et les restrictions d'eau en cas de sécheresse. Pour l'instant la réglementation ne concerne que l'arrosage des cultures et des espaces verts, mais comment réagiraient les Français si l'eau du robinet provenait directement d'une station d'épuration, où elle aurait été traitée pour répondre à toutes les normes sanitaires ? Loin d'être farfelue, cette solution fonctionne très bien dans les pays qui subissent d'importants déficits hydriques : en Namibie par exemple, la station de traitement de Windhoek transforme chaque jour 21 000 m3 d'eaux usées en eau potable pour alimenter la capitale et ce, depuis près de quarante ans, en toute sécurité sanitaire...

Lire aussi : "La réutilisation d'eaux usées s'impose naturellement", Philippe Séberac (Veolia)

De l'eau réutilisée et traitée au robinet?

Alors, sommes-nous prêts à dépasser nos craintes et nos tabous pour oser utiliser une eau recyclée au quotidien ? Pour l'écrasante majorité des sondés, la réponse est positive, mais tout dépend évidemment des usages. Tant qu'il n'y a pas de contact direct, plus de 87% seraient d'accord pour remplir leur chasse d'eau, mais aussi pour laver leur voiture ou arroser leurs plantes vertes. S'il s'agit de se baigner dans une eau réutilisée, que ce soit dans une piscine municipale ou dans sa propre piscine, plus de deux Français sur trois sont prêts à faire le grand plongeon... Et contre toute attente, ils sont encore 59% à accepter de prendre une douche et de se laver les dents avec une eau traitée : un chiffre impensable il y a quelques années encore ! « Ce résultat est très encourageant, confirme Philippe Séberac, Directeur Technique & Scientifique de Veolia. Il prouve que les citoyens ont une réelle confiance dans les techniques d'épuration et qu'ils sont prêts à changer leurs habitudes quotidiennes pour répondre aux problématiques environnementales actuelles. »

Une fois les appréhensions levées pour les utilisations domestiques, les Français sont-ils aussi motivés à ingérer des aliments cultivés ou élevés avec une eau usée traitée ? Si tous ceux qui ont déjà consommé une fraise, une tomate ou un avocat en provenance d'Espagne ou d'Israël en ont déjà fait l'expérience à leur insu, les trois quarts des sondés se disent prêts à utiliser une eau potable recyclée pour cultiver des fruits et légumes et élever du bétail. Mais avant de déclarer le « facteur beurk » officiellement obsolète reste une question cruciale : sommes-nous vraiment prêts à boire une eau usée traitée au robinet, avec ou sans rondelle de citron ?

Selon l'étude du cabinet Elabe, deux Français sur trois n'acceptent pas l'idée de prime abord... Deux sur trois, vraiment ? Car à la question suivante, les sondés étaient invités à citer les conditions qui les feraient changer d'avis. Et là, coup de théâtre, seuls 17% refusent l'idée en bloc quand l'immense majorité se dit prête à boire l'eau traitée sous réserve d'une information régulière sur la qualité de l'eau, d'un goût au moins équivalent ou encore d'une tarification moins chère ! Si la prise de conscience de l'urgence environnementale, la crainte du stress hydrique et la confiance dans la technologie prennent le dessus sur les instincts primaires, la réutilisation des eaux usées pourraient alors vite s'imposer comme une solution efficace pour garantir l'accès à l'eau dans les années à venir...

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L'économie circulaire au service de l'agriculture

Veolia

L'économie circulaire au service de l'agriculture Dès 2011, la commune de Gruissan, dans l'Aude, a réuni un consortium de plusieurs acteurs publics et privés (INRA, Veolia, la Cave coopérative de Gruissan, Aquadoc et le Grand Narbonne) pour expérimenter une solution d'irrigation de ses vignobles en goutte-à-goutte avec de l'eau usée traitée. Veolia a mis au point un traitement tertiaire spécifique dans la station d'épuration de Narbonne-Plage pour fournir de l'eau de qualité B et C, selon les critères de la réglementation française, qui a été acheminée par tuyaux sur deux parcelles expérimentales du site de Pech Rouge. Chaque parcelle a ensuite été divisée en quatre zones, respectivement irriguées par de l'eau potable, de l'eau agricole, de l'eau de qualité B et de l'eau de qualité C.

Pendant six ans, les experts de l'INRA ont ensuite analysé la qualité de l'eau d'arrosage, celle des nappes phréatiques, la qualité des sols et celle du moût de raisin. « Le suivi de ces marqueurs a prouvé que l'utilisation de l'eau usée traitée ne posait aucun problème aux niveaux sanitaires et environnementaux, explique Hernan Ojeda, ingénieur de recherches de l'unité expérimentale de l'INRA à Pech Rouge. Nous avons mis en évidence l'absence de contaminants dans le sol et dans le raisin». Cette validation scientifique a permis de financer le déploiement de la solution sur les 80 hectares de la commune de Gruissan grâce aux fonds européens attribués par la région Occitanie pour la réutilisation des eaux usées. Soutenu par les viticulteurs et les écologistes, ce projet, qui répond au nom de code Irrialt'Eau, permet de recycler intelligemment une eau traitée en évitant de la rejeter inutilement en pleine mer.

Il est actuellement à l'étude pour un développement progressif de l'irrigation de la vigne avec cette source alternative dans les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais aussi pour d'autres cultures maraîchères, des pépinières, de l'arboriculture fruitière... Dans les Hautes-Pyrénées, le projet SmartFertiReuse de Veolia expérimente quant à lui l'irrigation de parcelles agricoles avec une eau usée traitée enrichie en azote. La solution vise ainsi à augmenter la productivité des exploitations agricoles en recyclant non seulement l'eau usée, mais également les nutriments contenus dans les effluents traités en fonction des besoins des cultures. Les premières simulations suggèrent que les parcelles ainsi irriguées sécurisent la productivité, en limitant le recours aux intrants chimiques. Pour les agriculteurs, le bonheur serait-il dans l'eau usée ?

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Commentaires
a écrit le 20/07/2020 à 13:30 :
Faudrait déjà organiser la récupération des pluviales qui posent un gros problème aux centrales en temps d'orage ou grosse pluie qui les oblige à surinvestir inutilement, alors que cette eau est pure non calcaire est utilisable directement pour l'arrosage, le lavage des voitures des magasins etc.
Il faudrait verbaliser ceux qui renvoient l'eau des chenaux à l'égoût pour commencer.
a écrit le 20/07/2020 à 8:49 :
Dans les annees 60/70, il se disait deja que paris et certaines de ses banlieues buvaient l'eau de la Seine deja utilisee filtree et nettoyee plus de trois fois. Rumeur ou realite ?
A la bonne votre....
a écrit le 20/07/2020 à 8:27 :
Un bon moyen de privatiser l'eau.
83% accepteraient de boire de l'eau usée traitée ! Traiter de l'eau sanie necessite un traitement physicochimique, de l'energie, des produits chimiques qui ont produits des polluants, ce qui alimente la pollution en général et celle de l'eau en particulier.
L'eau naturelle existe en quantité suffisante si on fait attention à ses usages...dans l'agriculture par exemple... où on veut faire pousser du maïs là où la sécheresse perdure... à stocker l'eau des montagnes pour faire de la neige de culture l'hiver...On marche vraiment sur la tête et nous sommes vraiment très riches pour faire des choses insensées.
a écrit le 17/07/2020 à 21:50 :
L'effet beurk n'existe pas si on ne nous dit pas d'où elle vient, l'eau du robinet... :-) On a un coin de montagne où ils ne salent pas la route l'hiver, faut faire avec mais l'eau serait salée sinon, c'est utile la neige qui fond. L'eau en bouteille plastique ne contient pas de petites particules détachées de la paroi ? Et les gens les pensent plus saines...
Usage de l'eau : 10% les particuliers, 20% les industriels 70% la culture et élevage, on doit donc absolument mieux gérer l'eau des particuliers ! Au pire la culture aura 75% des ressources et encore en manquera. Le maïs ne boit pas plus que le blé parait-il sauf qu'il pousse à la saison où l'eau est moins disponible, d'où les problèmes.
L'eau étant précieuse, j'en consomme 12m3/an, la moyenne pour une personne seule c'est plus de 40, j'arrive, suite à ces économies drastiques, à payer plus d'abonnement que de précieux liquide (et suis inodore, miracle de la Nature).
A noter que ceux pensant utiliser l'eau de pluie stockée, pour arroser, ça va, mais la réglementation prévoit que si on la renvoie dans les circuits d'assainissement (WC par ex), il faut faire poser un compteur et payer la part "nettoyage" de l'eau qui figure dans chaque facture, tout m3 consommé sera traité (mais la TVA sur ce poste passe de 5,5 (bue ou lavé avec) à 10% (purification)).
a écrit le 16/07/2020 à 14:52 :
Le problème n'est pas tant lke facteur Beurk que ladifficulté de filtrer les micro-plastiques, les particules médicamenteuses et les résidus chimiques issus de l'activité humaine à l'origine des eaux usées.
Sur le papier tout à l'air bien, mais concrètement l'utilisation massive de moyen contraceptifs chimiques, de médicaments divers, de produits javel, d'anxiolitiques etc ... risque de véritablement compliquer la tache de dépollution pour une eau que l'on pourrait vraiment qualifier de potable et 100% saine. (J'ai bien dit 100%)
Hors il est en passe d'être prouvé depuis 10 ans que le problème de micro-doses de produits chimiques et pesticides seraient à l'origine de la majorité des pathologies modernes et de l'épidémie de cancers dans les grands pays industriels et agricoles.
Dans ce cadre il va falloir prévoir une désinfection parfaite des eaux usées et saumâtre et prévoir en conséquence le surenchérissement du traitement sur les abonnements des collectivités, entreprises et ménages en partant bien sur du principe que l'adage pollueur/payeur sera désormais enfin respecté sans autre considération que la pollution produite et en laissant de coté les arguments économiques fallacieux qui pourraient être compensés par des baisses ciblées d’impôts pour les industries qui menaceraient de délocaliser.
Concernant l'irrigation des terres agricoles j'y suis favorable sous strict contrôle avec une étude comparative (avant/après) des résidus chimiques absorbés par les plantes et restitués dans nos fruits, légumes et céréales mais également dans les fourrages pour le bétail. Cependant cette solution m’apparaît bien plus viable économiquement et techniquement et surtout bien plus saine que la distribution directe au robinet car en passant par la terre et les plantes les particules chimiques continuent leur cycle de dégradation ce qui n'est pas le cas avec l'eau du robinet ou la dégradation va continuer dans le corps humains qui va retenir les microparticules avec des effets délétères sur la santé des citoyens.
a écrit le 16/07/2020 à 14:52 :
Le problème n'est pas tant lke facteur Beurk que ladifficulté de filtrer les micro-plastiques, les particules médicamenteuses et les résidus chimiques issus de l'activité humaine à l'origine des eaux usées.
Sur le papier tout à l'air bien, mais concrètement l'utilisation massive de moyen contraceptifs chimiques, de médicaments divers, de produits javel, d'anxiolitiques etc ... risque de véritablement compliquer la tache de dépollution pour une eau que l'on pourrait vraiment qualifier de potable et 100% saine. (J'ai bien dit 100%)
Hors il est en passe d'être prouvé depuis 10 ans que le problème de micro-doses de produits chimiques et pesticides seraient à l'origine de la majorité des pathologies modernes et de l'épidémie de cancers dans les grands pays industriels et agricoles.
Dans ce cadre il va falloir prévoir une désinfection parfaite des eaux usées et saumâtre et prévoir en conséquence le surenchérissement du traitement sur les abonnements des collectivités, entreprises et ménages en partant bien sur du principe que l'adage pollueur/payeur sera désormais enfin respecté sans autre considération que la pollution produite et en laissant de coté les arguments économiques fallacieux qui pourraient être compensés par des baisses ciblées d’impôts pour les industries qui menaceraient de délocaliser.
Concernant l'irrigation des terres agricoles j'y suis favorable sous strict contrôle avec une étude comparative (avant/après) des résidus chimiques absorbés par les plantes et restitués dans nos fruits, légumes et céréales mais également dans les fourrages pour le bétail. Cependant cette solution m’apparaît bien plus viable économiquement et techniquement et surtout bien plus saine que la distribution directe au robinet car en passant par la terre et les plantes les particules chimiques continuent leur cycle de dégradation ce qui n'est pas le cas avec l'eau du robinet ou la dégradation va continuer dans le corps humains qui va retenir les microparticules avec des effets délétères sur la santé des citoyens.

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