Lex Google : Eric Schmidt sera à Paris lundi

Fleur Pellerin a révélé qu'Eric Schmidt serait à Paris lundi 29 octobre. Le patron de Google rencontrera François Hollande et la ministre de la culture Aurélie Filippetti. Une occasion d'aborder tous les sujets, et même ceux qui fâchent. D'ores et déjà, la ministre déléguée à l'Économie numérique souhaite une solution négociée avec les éditeurs, plutôt qu'une loi.

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Copyright Reuters
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Lundi, Eric Schmidt, le président exécutif de Google sera à Paris. Une visite programmée dans le cadre d'une tournée européenne des bureaux de Google, et dont il va profiter pour rencontrer l'exécutif français. Ainsi, le président exécutif de Google a-t-il rendez-vous avec François Hollande, une réunion à laquelle Fleur Pellerin la ministre déléguée au numérique assistera également. Une rencontre en tête à tête est également prévue avec Aurélie Filippetti. L'occasion certainement d'évoquer la "Lex Google", le système de rémunération voulu par les éditeurs de presse.

Une chose est sûre, les dirigeants de Google ont peu apprécié que la ministre déléguée au numérique, Fleur Pellerin, actuellement en voyage aux États-Unis, se charge elle-même de dévoiler l'agenda d'Eric Schmidt au site d'information américain Quartz. Si la "Lex Google" fera bien partie des sujets, l'ensemble des problématiques (Internet, fiscalité) devrait être balayées. "En tant que Président Exécutif de Google, Eric Schmidt rencontre régulièrement des dirigeants nationaux et des membres de gouvernements. Cela fait partie intégrante de son travail", indique le communiqué officiel du moteur de recherche.

Fleur Pellerin souhaite une solution "négociée" entre éditeurs et Google

D'ores et déjà, Fleur Pellerin a sa proposition pour résoudre le problème spéficique de la Lex Google. "Je vais suggérer à Google et à la presse d'entamer des négociations (...) pour une durée qui pourrait être de trois mois, et d'essayer de trouver un accord négocié", a annoncé Fleur Pellerin à Quartz. La ministre juge que "les deux parties tirent avantage du trafic croisé" créé par l'indexation des informations, considèrant ainsi que la requête de la presse française est justifiée. L'objectif de la négociation: trouver une solution à l'amiable, qui ne nécessite aucune législation particulière. La ministre rejette d'un revers de la main la proposition des éditeurs de presse, qui nécessiterait la mise en place d'un "droit voisin", et donc une modification du droit de la propriété intellectuelle.

Calmer le jeu avec Google

Bien qu'elle ait coupé l'herbe sous le pied du service de communication du géant de Mountain View, la ministre de l'économie numérique a aussi expliqué qu'elle ne voulait pas que la France soit vue comme un pays anti-Google. "Google est un outil merveilleux et un acteur majeur de l'écosystème numérique", a-t-elle indiqué au site américain. 

La pression monte en Europe

Cette solution de compromis a comme but d'appaiser le conflit entre le moteur de recherche et le gouvernement français. La semaine dernière, Google avait menacé de désindexer toute la presse française, si le système d'une taxe, donnant lieu à une rémunération des éditeurs, était mis en place. Cette position avait été révélée à la suite d'une fuite dans la presse d'une note interne du moteur de recherche adressée au ministère de l'économie numérique. On voit mal comment Google pourrait accepter de manière négociée de rémunérer les éditeurs, alors qu'il ne le fait pour aucun contenu. Mais il est vrai que partout en Europe, la pression monte sur le sujet. Réunis à Rome cette semaine,  éditeurs français, allemands et maintenant italiens ont estimé que Google captait l'essentiel de la valeur des contenus, sans octroyer de contrepartie suffisante.

Divergences de vue avec Aurélie Filippetti

Reste à savoir ce que pense Aurélie Filippetti de la proposition de Fleur Pellerin. La ministre de la Culture a dit qu'elle considérait la création d'un "droit voisin " comme "extrêmement pertinente". Et sur le papier, la presse est une prérogative directe de son ministère.

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Commentaires 3
à écrit le 28/10/2012 à 21:52
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Ils publient leurs articles mais ils veulent pas que google les partage. Alors pourquoi ils les mettent sur internet sachan que tout ce qui est sur le net n'apartient a personne

à écrit le 28/10/2012 à 17:24
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Pas de contrepartie suffisante ? C'est une blague. Les éditeurs sont référencés sur le plus grand moteur de recherche du monde. Ils auraient énormément à perdre si Google décidait de les virer de son moteur ! Ces charognards veulent juste se faire d...

à écrit le 28/10/2012 à 12:31
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La pression monte en Europe ? Mais quelle pression ? La pression des presses allemande, française et italienne qui en choeur hurlent que 1 + 1 = 3 ? Ils peuvent se rouler par terre, hurler, agir de concert pour déployer des éléments de langage - "aux...

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