Vivendi fait entrer de Juniac, Cagni et la fondatrice de 1000mercis à son conseil

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Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France, entrera au conseil de surveillance de Vivendi à l'issue de l'AG du 30 avril. Copyright Reuters
Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France, entrera au conseil de surveillance de Vivendi à l'issue de l'AG du 30 avril. Copyright Reuters
Outre Vincent Bolloré, coopté le 13 décembre, quatre nouveaux administrateurs seront proposés à l'assemblée générale du 30 avril, dont, pour la première fois, une représentante des actionnaires salariés. Cette assemblée s'annonce déterminante, le président du conseil de surveillance Jean-René Fourtou devant annoncer des avancées majeures dans la revue stratégique des actifs du groupe.

Du sang neuf au conseil de surveillance de Vivendi. Outre Vincent Bolloré, devenu le premier actionnaire du groupe, qui a été coopté le 13 décembre et dont la nomination devra être approuvée par les actionnaires à l'assemblée générale du 30 avril prochain, quatre nouveaux administrateurs vont être proposés à cette AG. Il s'agit d'Alexandre de Juniac, le PDG d'Air France, de Pascal Cagni, ancien patron d'Apple en Europe, qui avait été nommé censeur (membre sans droit de vote) en décembre, et d'Yseulys Costes, la fondatrice et PDG de la société de marketing interactif 1000mercis. Enfin, pour la première fois, une représentante des actionnaires salariés, Nathalie Bricault, qui est responsable marketing et logistique du service relations investisseurs de Vivendi, fera son entrée au conseil de surveillance (lire le communiqué). Vivendi se met ainsi en conformité avec ses statuts, le poids des actionnaires salariés dépassant désormais 3% du capital.

Une assemblée générale déterminante pour l'avenir de Vivendi
Deux places vont se libérer avec le départ de Christophe de Margerie, le patron de Total, et de l'Américaine Maureen Chiquet, la Présidente directrice générale de Chanel, dont les mandats arrivent à expiration et qui ne souhaitent pas être reconduits. Le conseil de Vivendi comptera donc 13 membres, 8 hommes (Jean-René Fourtou, le président, Henri Lachmann, président du conseil de Schneider, Daniel Camus, ex-Aventis et EDF, Philippe Donnet, ex Axa et Wendel, Pierre Rodocanachi, ancien du CNRS et du cabinet Booz & Co, Vincent Bolloré et Pascal Cagni) et cinq femmes (Dominique Hériard Dubreuil, présidente du conseil de Rémy Cointreau, Aliza Jabès, présidente du groupe de cosmétique Nuxe, Jacqueline Tammenoms Bakker, néerlandaise, qui siège au conseil de Tesco, et Yseulys Costes). Sans oublier Claude Bébéar, 77 ans, qui est depuis l'été dernier censeur (sans droit à de vote et à ce titre non comptabilisé comme membre), pour une question d'âge.

Cette assemblée du 30 avril (lire la convocation et les résolutions) s'annonce déterminante pour l'avenir de Vivendi : Jean-René Fourtou s'est fixé l'objectif d'annoncer des avancées concrètes dans le cadre de la revue stratégique des actifs du groupe et les investisseurs attendent depuis un an que des actions sont menées. Le processus de mise en vente de la participation de 53% dans Maroc Télécom (valorisée près de 5 milliards d'euros), qui intéresse les qataris Qtel, les émiratis Etisalat et les sud-coréens KT, semble bien engagé. La cession de l'opérateur brésilien GVT semble moins proche d'aboutir, les offres ayant été jugées trop basses. Le président du directoire, Jean-François Dubos, nommé en juin dernier après le départ de Jean-Bernard Lévy, a répété la semaine dernière que SFR n'est pas à vendre. Il avait officialisé le recentrage sur les médias et le divertissement, au détriment des télécoms qui ne sont plus assez source de croissance aux yeux du groupe. L'agence Moody's a abaissé la perspective de la note de Vivendi ce lundi de stable à négative, invoquant la pression concurrentielle continue sur SFR et les incertitudes stratégiques qui demeurent.
 

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Commentaires
a écrit le 04/03/2013 à 21:44 :
Du grand n'imPorte quoi! Comme si de Juniac n'avait pas d'autres chars a fouetter chez Air France! Ça laisse rêveur sur la gouvernance des groupes français qui s'apparente plus à un club de happy few issus des mêmes écoles qu'à de véritables Conseils. Il faudrait que la France s'inspire de la Suisse pour que l'on organise une votarion pour interdire ke cumul des mandats. Mauvais point pour De Juniac qui semblait jusqu'à présent plus dédié que ses prédécesseurs.
Abatuk

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