Ce mystérieux chinois qui veut racheter le New York Times

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Contactée après la publication dans la presse chinoise de plusieurs articles sur le projet du magnat chinois, Une porte-parole du groupe américain, a déclaré que l'entreprise ne commentait pas les rumeurs.
Contactée après la publication dans la presse chinoise de plusieurs articles sur le projet du magnat chinois, Une porte-parole du groupe américain, a déclaré que l'entreprise ne commentait pas les rumeurs. (Crédits : Reuters)
Le milliardaire chinois Chen Guangbiao affirme qu'il est en pourparlers pour acheter le journal contrôlé par la famille Ochs-Sulzberger.

"Bientôt, je vais aller en Amérique pour (...) discuter de l'acquisition du New York Times (...) la négociation est en cours". C'est ce qu'a déclaré ce lundi soir le milliardaire chinois Chen Guangbiao lors d'une réception de remise des prix des médias à Shenzhen, selon l'agence officielle Chine Nouvelle.

Chen Guangbiao estime que le New York Times vaut 725 millions d'euros...

Ce dernier assure que ce projet est tout à fait sérieux et qu'il y travaille depuis plus de deux ans. Il précise qu'il doit rencontrer le 5 janvier un "actionnaire de premier plan" du groupe de presse américain. "Il n'y a rien qui ne puisse être acheté au juste prix", a-t-il déclaré à Reuters.

Et Chen Guangbiao estime que l'entreprise américaine vaut un milliard de dollars (725 millions d'euros) mais il se dit prêt à négocier. Il ajoute que, ses moyens étant limités, il a convaincu un homme d'affaires de Hong Kong (qui souhaite selon lui rester anonyme) d'apporter 600 millions de dollars au projet, le solde restant à sa charge.

Si le rachat échoue, il compte devenir actionnaire ou se tourner vers CNN, le Washington Post ou le Wall Street Journal

S'il ne parvient pas à prendre le contrôle du groupe de presse, il entend au moins en devenir actionnaire, poursuit-il. "Si je rachète le Times, le journal ne publiera que la vérité et il devra vérifier toutes ses informations", a-t-il ajouté, précisant qu'il aimerait que chaque foyer chinois soit abonné au quotidien.

Si son projet échoue, précise-t-il, il se tournera vers CNN, le Washington Post ou le Wall Street Journal. "Tant qu'ils ont une certaine influence, je suis prêt à envisager le rachat d'autres médias".

Un milliardaire connu autant pour ses excentricités que pour sa richesse

Classé comme l'une des 400 personnes les plus riches de la Chine, Chen a amassé plus de 560 millions d'euros de fortune personnelle grâce à sa société spécialisée dans la démolition et le recyclage. Et il est également connu pour ses coups d'éclat, comme l'annonce de vouloir léguer à sa mort sa fortune à des oeuvres caritatives.

Après des manifestations antijaponaises, Chen a dépensé près de 800.000 dollars pour des dizaines de voitures fabriquées en Chine pour les donner aux personnes dont les voitures de marque japonaise ont été endommagées par les manifestants.

Une porte-parole du groupe américain a déclaré que l'entreprise ne commentait pas les rumeurs

Mais il est peu probable que le New York Times, dont le capital est depuis longtemps contrôlé par la famille Ochs-Sulzberger, soit disposé à se vendre à Chen Guangbiao.

Contactée après la publication dans la presse chinoise de plusieurs articles sur le projet du magnat chinois, Une porte-parole du groupe américain, a déclaré que l'entreprise ne commentait pas les rumeurs. A noter également que son président, Arthur Sulzberger Jr, a récemment affirmé que le Times n'était pas à vendre.

En 2009, Carlos Slim avait pris une participation dans le New York Times

Début 2009, le New York Times, cumulant des pertes abyssales (1,1 milliard de dollars), a été renfloué par Carlos Slim, le magnat mexicain des télécoms, classé par le magazine économique Forbes comme l'homme le plus riche de la planète. L'intérêt de Chen pour le quotidien prestigieux intervient quelques mois après le rachat cet automne du Washington Post par le fondateur d'Amazon Jeff Bezos pour 250 millions de dollars.

Le site internet du New York Times bloqué en Chine depuis plus d'un an

Pour rappel, le New York Times avait publié en 2012 un rapport détaillant l'énorme fortune amassée par la famille de l'ancien Premier ministre chinois Wen Jiabao. Depuis, son site internet a été bloqué en Chine, et plusieurs de ses journalistes se sont vu refuser des visas.

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