Atos veut s'offrir Bull pour 620 millions d'euros

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Les deux actionnaires principaux du groupe Bull, Crescendo Industries et Pothar Investments se sont déjà engagés à apporter leurs titres à l'offre, soit 24,2% des actions Bull. (Photo : Reuters)
Les deux actionnaires principaux du groupe Bull, Crescendo Industries et Pothar Investments se sont déjà engagés à apporter leurs titres à l'offre, soit 24,2% des actions Bull. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Le groupe de services informatiques Atos s'intéresse aux compétences du constructeur informatique français Bull en matière de stockage de données dans le "cloud". L'offre est soutenue par les deux groupes. 80 millions d'euros de synergies sont attendus.

La société de services informatiques Atos a annoncé lundi un projet d'offre publique d'achat de 620 millions d'euros sur le groupe informatique français Bull afin de créer le numéro un européen du stockage de données à distance ("cloud").

Atos déposera une offre en numéraire à 4,90 euros par action, représentant une prime de 30% sur la moyenne du cours de l'action Bull pondérée par les volumes sur les 3 derniers mois. Les deux actionnaires principaux du groupe Bull, Crescendo Industries et Pothar Investments se sont déjà engagés à apporter leurs titres à l'offre, soit 24,2% des actions Bull. Les conseils d'administration des deux groupes ont approuvé ce projet à l'unanimité.

80 millions d'euros de synergies 

Atos espère du rapprochement avec Bull des synergies de coûts de 80 millions d'euros, dont 30 générées par une "accélération" de la mise en oeuvre du plan de transformation engagé par Bull. L'entreprise a en effet réalisé l'an dernier un chiffre d'affaire stable de 1,26 milliard d'euros, mais son bénéfice net a été divisé par trois à 10,9 millions d'euros et le groupe a dû mettre en oeuvre un plan sur trois ans pour redresser sa rentabilité.

Toutefois, aucun "plan social n'est prévu [en France] dans le cadre de cette concentration", a affirmé Pierre Barnabé, directeur général délégué de Bull. 

Le reste des synergies proviendrait de l'intégration des opérations internationales des deux sociétés conjuguées à des réductions sur les achats et l'immobilier pour 50 millions d'euros d'autre part, précisent les deux groupes dans un communiqué.

L'offre est conditionnée à l'obtention d'un seuil de succès de 50% et une action du capital de Bull. Atos a l'intention de procéder au retrait de la cote des actions Bull. 

L'affaire Amnesys

Issu du plan Calcul lancé par le Général de Gaulle, Bull a connu une existence agitée. En 2011, des liens entre Amnesys, une filiale de la société informatique et le dirigeant libyen aujourd'hui décédé Mouammar Kadhafi étaient révélés. L'entreprise a ainsi fourni au dictateur libyen "un matériel d'analyse portant sur une fraction des connexions internet existantes, soient quelques milliers" sous la forme du logiciel Eagle.

Un an après ce scandale d'État, Bull annonçait céder sa filiale qui ne représentait que "0,5% du chiffre d'affaires" du groupe à une autre entreprise dont le nom n'a pas été communiqué mais qui serait dirigée par un ancien dirigeant d'Amnesys, à l'origine d'Eagle, Stéphane Salis, révélait début 2013 le site d'information Miroir Social, repris par le journaliste du Monde Jean-Marc Manach

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Commentaires
a écrit le 26/05/2014 à 21:04 :
Allo ? Amnesys n'existe pas. En revanche AMESYS...
a écrit le 26/05/2014 à 14:50 :
Bon courage !

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