iPhone, iPad, Apple Watch : Apple ou la tyrannie du cool

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(Crédits : reuters.com)
[Replay] Le décès de Steve Jobs, fondateur charismatique d'Apple, a illustré le paradoxe qui est au centre de ce documentaire : c'est la première fois dans l'histoire qu'un entrepreneur a été pleuré comme un bienfaiteur de l'humanité. Si pour les contempteurs du consumérisme, cette dévotion planétaire relève d'une soumission inquiétante au capitalisme, les réalisateurs, eux, ont décidé de juger sur pièces.

Le décès de Steve Jobs, le 5 octobre 2011, a illustré avec éclat le paradoxe d'Apple, qui est au centre de ce film : c'est la première fois dans l'histoire qu'un entrepreneur a été ainsi salué et pleuré comme un bienfaiteur de l'humanité, et son succès commercial fêté à l'égal d'une œuvre de génie.

Pour les contempteurs du consumérisme, cette dévotion planétaire témoigne du triomphe du capitalisme et de la marchandisation des esprits. Dimitri Kourtchine et Sylvain Bergère, eux, ont décidé de juger sur pièces, et plutôt que d'instruire le procès de la "moi technologie" selon Apple, entreprennent de l'explorer.

Un panorama ludique de la planète à la pomme, qui interroge un phénomène de société à part entière. Voire, comme l'affirme un sémioticien, une révolution cognitive ?

Addiction

Deux chercheurs de l'université de Toronto expliquent en tout cas de façon lumineuse comment la contre-culture, qui voulut dans les années 1960 combattre le capitalisme en luttant contre l'homogénéisation des modes de vie, a au contraire merveilleusement servi le "système" en multipliant les formes de consommation.

Un spécialiste du "neuro-marketing" affirme très sérieusement que les zones cérébrales réagissant à l'utilisation de l'Iphone sont celles de l'amour et de la peur (d'être tout seul). D'un ordinateur portable plaqué or à un plasticien spécialisé dans la destruction au chalumeau des produits Apple, en passant par le conseiller d'Obama, Tim Wu, qui compare le succès de Steve Jobs à celui d'Hollywood, en soulignant que l'humanité préfère en général "la facilité et le confort" à la liberté, un tour d'horizon distancié et instructif, en forme d'autobiographie d'un Apple-addict.

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Claude Askolovitch nous raconte la puissance de cette marque et de ses produits qui peuvent insidieusement changer nos vies.

>> Manifestation devant l'Apple Store Opéra (septembre 2012)

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Commentaires
a écrit le 23/09/2014 à 7:48 :
Comme disait un gamin de 15 ans, peut être plus sage que beaucoup d'entre nous, en regardant des files devant les Apple stores "l'iphone c'est pour les vieux qui veulent faire croire qu'ils sont encore jeunes".
Cela à un certain "piquant" quand la population des files à entre 20 et 30 ans.
a écrit le 22/09/2014 à 13:10 :
Toutes ces réflexions ne présentent passe le moindre intérêt, surtout les propos intellectualisants de Claude Askolovitch. Personne n'est obligé d'acheter cette marque et les autres ne valent pas mieux, elles sont souvent moins bien.
a écrit le 21/09/2014 à 16:55 :
iphon oui je t aime d un amour sans limite
a écrit le 21/09/2014 à 9:04 :
C'est surtout révélateur de la bêtise générale qui gangrène le peuple et de son niveau intellectuel.... Epoque affligeante
a écrit le 20/09/2014 à 14:39 :
Un des gros dègâts du smartphone est la rupture des vertèbres cervicales:
Le "e-Neck". Ma fille, orthopédiste aux US est en train de créer des cliniques
spécialisées pour cette pathologie. Sa forme extrême est le "i-Neck", spéciale
pour les utilisateurs du i-Phone, qui s'accompagne en plus d'une destruction
rapide des neurones.
a écrit le 20/09/2014 à 13:29 :
Jaloux !?
a écrit le 20/09/2014 à 11:12 :
Askolovitch à raison quand dans quelques années tout le monde sera connecté et que votre mutuelle vous fera payer 3 fois le prix car vos résultats médicaux sont mauvais on rira beaucoup moins

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