Free renonce à son rêve américain

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Le groupe Iliad poursuivra sa politique de croissance rentable telle que menée depuis 15 ans dans l'intérêt de ses abonnés, de ses salariés et de ses actionnaires.
"Le groupe Iliad poursuivra sa politique de croissance rentable telle que menée depuis 15 ans dans l'intérêt de ses abonnés, de ses salariés et de ses actionnaires." (Crédits : reuters.com)
Iliad, la maison-mère de Free, vient d'annoncer ce lundi soir qu'elle "met fin" à son projet de rachat de T-Mobile USA, découragée par le refus de Deutsche Telekom. Elle avait pourtant amélioré son offre.

Nein ! Free s'est semble-t-il heurté à un « non » définitif de Deutsche Telekom : Iliad, la maison-mère de l'opérateur français, vient d'annoncer ce lundi soir qu'elle « met fin au projet d'acquisition de T-Mobile US », filiale du géant allemand, « après des échanges avec Deutsche Telekom et certains représentants du conseil d'administration de T-Mobile US refusant de donner suite à sa nouvelle offre. » Iliad, qui avait déposé une première offre fin juillet à 33 dollars par action, l'équivalent de 15 milliards de dollars en numéraire, en avait amélioré les termes financiers, en augmentant de 56,6% à 67% la part du capital racheté et en proposant « environ 36 dollars par action », un montant incluant la part en cash et « la quote-part de la création de valeur. » Or en juillet, Iliad affirmait déjà que son offre avait « une valeur globale de 36,2 dollars. »

Ne pas laisser l'incertitude s'éterniser

Iliad n'a pas précisé le montant total en cash de cette seconde offre, se contentant d'indiquer que celle-ci « se serait inscrite dans le cadre de la politique financière du groupe en termes d'endettement et de dilution. » Le groupe français avait indiqué début septembre qu'il envisageait de modifier le périmètre de l'offre mais pas forcément son prix : il aurait maintenu ses 33 dollars en cash et proposé avec ses partenaires financiers près de 18 milliards de dollars pour 67%, soit une valorisation de 41 milliards en incluant la reprise de dette. Iliad s'était allié à « deux fonds de private equity de premier plan », dont l'américain KKR (et un fonds souverain selon la rumeur), avec le soutien « de grandes banques internationales » (HSBC et BNP Paribas, Lazard étant conseil), ce qui n'a pas été suffisant pour convaincre Deutsche Telekom, qui détient justement 67% de T-Mobile US.

« Iliad avait l'ambition d'accélérer la transformation de T-Mobile US avec notamment la réalisation de plus de 2 milliards de dollars d'économies de coûts annuelles. Cette transaction aurait été fortement créatrice de valeur pour les actionnaires d'Iliad et de T-Mobile US. Le groupe Iliad poursuivra sa politique de croissance rentable telle que menée depuis 15 ans dans l'intérêt de ses abonnés, de ses salariés et de ses actionnaires » indique la maison-mère de Free dans un communiqué, sans exprimer de déception.

Les dirigeants de Free avaient prévenu qu'ils ne laisseraient pas la période d'incertitude s'éterniser. Les marchés financiers s'étaient montrés plutôt sceptiques à l'égard du « rêve américain » de Xavier Niel. Le cours d'Iliad a perdu plus de 25% de sa valeur depuis l'annonce de son intérêt pour le numéro quatre américain du mobile. Ce projet avait douché les espoirs de consolidation du marché français, autour d'un rachat de Bouygues Telecom.

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Commentaires
a écrit le 16/10/2014 à 11:13 :
Dommage c'était un énorme potentiel de développement, ce que les vrais investisseurs apprécient, les spéculateurs un peu moins.
a écrit le 15/10/2014 à 11:32 :
C'est drôle tout ce monde qui critique les réseaux free fixe et mobile... Changez d'opérateur si Free est si nul!!! Et laissez tranquille ceux qui sont contents... Et oui il y en a!
a écrit le 14/10/2014 à 11:29 :
Va peut être pouvoir se pencher un peu plus sérieusement sur la VDSL .
a écrit le 14/10/2014 à 9:57 :
tant mieux, il est temps que Niel revienne sur terre, il dois améliorer son réseau, installer des antennes et revoir sa politique en France, c'est-à-dire de la qualité. Le WE son réseau Wifi est à chi..
a écrit le 14/10/2014 à 7:04 :
Ils vont enfin pourvoir investir en France! leur réseau est à la ramasse!
Réponse de le 14/10/2014 à 8:42 :
Mais vous auriez pu écrire "leurs réseaux" car ni le fixe ni le mobile ne répondent à la demande.
a écrit le 14/10/2014 à 3:08 :
A quand le plan social chez Iliad puisque M. Niel n'avait aucun plan de développement dans son chapeau sinon pigeonner ses actionnaires par des effets d'annonce?
a écrit le 13/10/2014 à 20:20 :
A mon avis, X.Niel visait surtout une notoriété auprès des fonds américains... et ça, c'est gagné !
Réponse de le 13/10/2014 à 21:31 :
Avis partagé. Il n'est d'ailleurs pas sûr que les tenants de T mobile n'aient pas à se mordre les doigts, à terme (peut être court) vu le peu d'empressement d'autres investisseurs. Quant à XN, pas sûr que ce soit un "rêveur".

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