Personne ne l'accusera d'obscurantisme et pourtant l'éminent physicien britannique Stephen Hawking ne cache pas son inquiétude à l'égard de l'intelligence artificielle. Interviewé par la BBC, le scientifique, qui souffre d'une dystrophie neuromusculaire attribuée à une sclérose latérale amyotrophique (la SLA qui a fait parler d'elle cet été avec les « Ice Bucket Challenges »), et se sert pour communiquer d'un logiciel utilisant une forme basique d'intelligence artificielle, a en effet déclaré :
S'il reconnaît que les formes primitives d'intelligence artificielle développées jusqu'ici se sont révélées très utiles, ce spécialiste des trous noirs, âgé de 72 ans, redoute les conséquences de l'évolution de cette technologie si cette dernière venait à dépasser l'intelligence humaine, car elle saurait se recréer par elle-même et se re-développer à grande vitesse.
Un autre esprit brillant qu'on ne peut soupçonner de technophobie, l'Américain Elon Musk, le fondateur de Tesla Motors et de SpaceX, a récemment exprimé lui aussi ses craintes :