Apple rassure Wall Street malgré des ventes d'iPhone en chute
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Le groupe californien est resté en tête des ventes mondiales de smartphones en 2024, devant le sud-coréen Samsung, selon le cabinet Canalys.
Lucas Jackson
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Le groupe californien est resté en tête des ventes mondiales de smartphones en 2024, devant le sud-coréen Samsung, selon le cabinet Canalys.
Lucas Jackson
D'ordinaire réticente aux promotions, Apple a offert des réductions sur les derniers iPhone en Chine en début d'année, face à la concurrence accrue de Huawei et d'autres marques nationales. Néanmoins, malgré une diminution de 11 % de son volume d'affaires sur un an dans ce pays, à 18,5 milliards de dollars, la marque à la pomme a rassuré les analystes. Apple a réalisé 124,3 milliards de dollars de chiffre d'affaires au premier trimestre de son exercice décalé, dont elle a dégagé un bénéfice net de 36,3 milliards. En tout, les recettes mondiales des iPhone se sont élevées à 69,1 milliards de dollars, soit un peu moins que l'année dernière et que les prévisions du marché.
Le trimestre des fêtes de fin d'année est arrivé juste après la sortie de la gamme d'iPhone 16, les premiers à intégrer Apple Intelligence, l'IA générative d'Apple. Ses utilisateurs disposent d'un assistant vocal, Siri, plus perfectionné, et de nouvelles fonctionnalités d'aide à la rédaction de messages, de création d'images ou de résumés des notifications des applications mobiles.
L'activité de services, qui comprend la boutique d'applications App Store, les plateformes de streaming musical et vidéo, le service de paiement Apple Pay, ainsi que le stockage de données à distance (iCloud), a réalisé 26,3 milliards de chiffre d'affaires trimestriel (+14 % sur un an). Le groupe californien est resté en tête des ventes mondiales de smartphones en 2024, devant le sud-coréen Samsung, selon le cabinet Canalys. Ce dernier estime que 330 millions d'appareils ont été écoulés au quatrième trimestre, et Apple a conservé une part de marché de 23 %.
« Les marchés où nous avons lancé Apple Intelligence (une poignée de pays anglophones, N.D.L.R.) ont fait mieux que les autres », a répété le patron d'Apple, Tim Cook, lors d'une conférence téléphonique. Il s'est félicité de différents « records », y compris pour la base d'utilisateurs, « avec plus de 2,35 milliards d'appareils en service ».
Alors que toute la Silicon Valley est obsédée par cette technologie depuis la sortie de ChatGPT fin 2022, Apple a pris son temps. Google et Samsung avaient déjà incorporé ces nouveaux outils à leurs smartphones quand la marque à la pomme a présenté Apple Intelligence en juin dernier. Son déploiement a lieu lentement, non sans accroc. Plus tôt ce mois-ci, l'entreprise a dû temporairement désactiver l'outil qui résume l'actualité (via les notifications d'applications d'info), après des erreurs et une plainte de la BBC en décembre. « Apple doit accélérer la mise en service d'Apple Intelligence et accélérer son développement dans des domaines émergents comme les lunettes connectées afin de conserver une longueur d'avance en matière d'innovation », a estimé Jacob Bourne.
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« Contrairement à Google, Meta ou Microsoft, Apple s'adresse principalement aux consommateurs et sa rentabilité à court terme n'est pas aussi étroitement liée à l'IA générative », a écrit Thomas Husson, vice-président de Forrester, dans une note. Un avantage, alors que la start-up chinoise DeepSeek vient de sortir un modèle concurrent à ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google), et les autres agents IA avancés, pour une fraction du coût, remettant en question la domination de l'industrie américaine et ses méthodes. « Le modèle de DeepSeek constitue plutôt une validation d'Apple Intelligence, puisqu'il s'appuiera plus sur une approche de l'IA en local, sur l'appareil » (et moins sur les serveurs), a jugé l'expert. C'est aussi l'avis de Tim Cook. « Il me semble que l'innovation qui favorise l'efficacité est une bonne chose », a-t-il déclaré, après une question sur DeepSeek. « Je pense que notre intégration étroite des puces et des logiciels va continuer à être très positive pour nous ».
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La Bourse de New York a terminé en progression jeudi, portée par une pluie de résultats d'entreprises globalement positifs, et ce malgré quelques déceptions, notamment du côté du mastodonte Microsoft. Le Dow Jones a avancé de 0,38 %, l'indice Nasdaq a gagné 0,25 % et l'indice élargi S&P 500 a grimpé de 0,53 %. Jeudi matin, le marché a notamment scruté les résultats trimestriels des trois premières entreprises des « Sept Magnifiques », le surnom donné aux géants américains du secteur technologique. Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) a ainsi progressé (+1,55 %), après avoir conclu l'année 2024 avec des revenus et profits en forte hausse et supérieurs aux prévisions. Les prévisions du groupe pour le trimestre en cours sont toutefois jugées décevantes par les analystes.
(Avec AFP)
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