Apple : les ventes d'iPhone 16 interdites en Indonésie
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L'Indonésie a décidé d'interdire la vente de l'iPhone 16 sur son territoire en guise de mesure de rétorsion contre Apple.
MIKE SEGAR
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L'Indonésie a décidé d'interdire la vente de l'iPhone 16 sur son territoire en guise de mesure de rétorsion contre Apple.
MIKE SEGAR
C'est une mesure de rétorsion assez spectaculaire. L'Indonésie a décidé d'interdire la vente de l'iPhone 16 d'Apple lancé en septembre. La raison ? Apple ne respecterait pas la règlementation selon laquelle 40% de ses téléphones doivent être fabriqués à partir de pièces provenant d'Indonésie, selon le porte-parole du ministère de l'Industrie, Febri Hendri Antoni Arif.
La première économie d'Asie du Sud-Est compte une population jeune et férue de technologie, avec plus de 100 millions de personnes âgées de moins de 30 ans - sur une population totale de 280 millions d'habitants -, mais Apple n'a toujours pas de boutiques dans le pays, obligeant les acheteurs à passer par des plateformes de revente.
De son côté, Apple s'est abstenu de tout commentaire sur la décision du gouvernement indonésien. Celle-ci a sans doute surpris la marque à la pomme alors que les relations ne semblaient pas si mauvaises entre l'entreprise américaine et le pays asiatique ces derniers temps. En atteste, la visite sur place, en avril, du PDG d'Apple Tim Cook.
Et pour cause, le mastodonte californien cherchait à investir dans le pays et à diversifier ses chaînes d'approvisionnement, hors Chine. A cet égard, Tim Cook avait rencontré ce printemps le président de l'époque, Joko Widodo, et son successeur, Prabowo Subianto. Le leader de la firme américaine avait à cette occasion annoncé qu'il renforcerait ses centres de formation de développeurs dans le pays.
Pour rappel, en Indonésie, le marché des smartphones est largement dominé par les Chinois Xiaomi, Oppo et Vivo, ainsi que par le Sud-Coréen Samsung, selon les chiffres du deuxième trimestre 2024 de Counterpoint Research.
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Début septembre, Apple a présenté son IPhone 16, un smartphone doté d'Apple Intelligence, son nouveau système d'intelligence artificielle (IA) générative.
Dans le détail, l'iPhone 16 d'entrée de gamme sera commercialisé à partir de 800 dollars (970 euros en France), comme le modèle de base l'année dernière, tandis que le modèle professionnel le plus onéreux, l'iPhone 16 Pro Max, coûtera au minimum 1.200 dollars (1.480 euros).
Par ailleurs, Apple met en avant ses principes sur la confidentialité des données, qui ont contribué à son succès, et insiste sur cet aspect crucial, d'autant que son nouveau système repose en partie sur un partenariat avec OpenAI. « Nous proposons une intelligence qui vous comprend, d'une manière qui protège votre vie privée », a promis Craig Federighi, directeur de l'ingénierie chez Apple. « Vos données ne sont jamais stockées ni partagées avec Apple. Elles ne sont utilisées que pour répondre à vos demandes. »
Il faut dire que la marque à la pomme joue gros sur ses iPhone 16. Son voisin Google et surtout le sud-coréen Samsung, numéro un mondial des smartphones, ont déjà lancé des combinés dotés d'IA générative. Et Apple doit absolument relancer les ventes de ses téléphones, en légère perte de vitesse. Pour la période d'avril à juin, le chiffre d'affaires des iPhone a baissé d'1% sur un an, à 39 milliards de dollars.
Mauvaise nouvelle en revanche pour les consommateurs européens, le groupe a reporté sine die le lancement d'Apple Intelligence dans l'Union européenne, du fait d'« incertitudes réglementaires » liées aux nouvelles lois sur les marchés numériques. Depuis l'entrée en vigueur du règlement sur les marchés numériques (DMA) il y a un an, Apple et les autorités européennes sont engagées dans un bras de fer rythmé par des procédures et des menaces. Les consommateurs européens ne peuvent donc pas profiter de la même version de l'iPhone 16 que dans le reste du monde.
Seul point positif : afin de se conformer aux nouvelles règles de concurrence, la marque va permettre aux utilisateurs de ses smartphones et tablettes dans l'Union européenne de supprimer les applications installées par défaut sur ses appareils, comme l'App Store ou le navigateur Safari.
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Pour ne rien arranger, la justice européenne a définitivement donné raison, début septembre, à la Commission européenne contre Apple. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), tribunal de dernière instance, a décidé que l'entreprise californienne devrait rembourser 13 milliards d'arriérés fiscaux à l'Irlande pour avoir bénéficié d'avantages fiscaux indus, assimilés à une aide d'Etat illégale. Le gouvernement irlandais « respectera » la décision de la justice européenne, a-t-il de son côté indiqué dans un communiqué.
(Avec AFP)
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