Après Facebook et Twitter, Google bloque une "opération d'influence" attribuée à l'Iran

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La firme de Moutain View a indiqué jeudi avoir bloqué 39 chaînes sur sa plateforme vidéo YouTube et plusieurs comptes liés à une campagne de désinformation attribuée à l'Iran.
La firme de Moutain View a indiqué jeudi avoir bloqué 39 chaînes sur sa plateforme vidéo YouTube et plusieurs comptes liés à une campagne de désinformation attribuée à l'Iran. (Crédits : Mike Blake)
La firme de Moutain View a affirmé jeudi avoir bloqué 39 chaînes sur YouTube, ainsi que de comptes sur son service Blogger et son réseau social Google +. Ces derniers seraient à l'origine d'une campagne de désinformation, attribuée à l'Iran par Google. Cette annonce arrive quelques jours après des initiatives similaires chez Facebook et Twitter. En 2016, ces trois plateformes avaient été accusées de servir à la diffusion de propagande attribuée à la Russie pour influencer l'issue du scrutin présidentiel américain.

Après Facebook et Twitter, c'est au tour de Google. La firme de Moutain View a indiqué jeudi avoir bloqué 39 chaînes sur sa plateforme vidéo YouTube et plusieurs comptes liés à une campagne de désinformation attribuée à l'Iran. Selon le géant américain, les chaînes litigieuses sur YouTube ont cumulés 13.500 vues aux Etats-Unis sur des "vidéos pertinentes"Six comptes sur son service de blog Blogger et treize comptes sur son réseau social Google+ ont également été désactivé. Google s'est associé avec la société de cybersécurité FireEye dans ce dossier, également associée à Facebook pour traiter des cas de ce genre.

"Nous avons identifié et fermé un certain nombre de comptes liés à l'organisation IRIB [nldr : Radio-Télévision de la République islamique d'Iran] qui dissimulaient leurs liens dans cet effort" qui remonte au moins à janvier 2017, a expliqué Kent Walker, vice-président de Google, dans un communiqué. "Les acteurs engagés dans ce type d'opération d'influence sont en infraction avec nos politiques et nous avons rapidement retiré de tels contenus de nos services et fermé les comptes de ces acteurs."

Google dit avoir "enquêté d'une manière plus large sur des acteurs liés à l'Iran ayant pris part à cet effort" de désinformation. Le groupe a aussi précisé avoir informé les parlementaires américains et les forces de l'ordre sur les découvertes de son enquête, y compris les contenus à caractère politique qui y étaient associés.

Des activités liées à la Russie

Il dit avoir également bloqué des attaques de "phishing" menées sur les directives d'un Etat, au cours desquelles des messages trompeurs étaient envoyés à des utilisateurs de son service gratuit de courriel afin qu'ils divulguent des informations comme leurs mots de passe.

"Ces derniers mois, nous avons détecté et bloqué des tentatives d'acteurs liés à un Etat dans plusieurs pays pour cibler des campagnes politiques, des journalistes, des militants et des universitaires dans le monde entier", a souligné Google, affirmant avoir renforcé ses protections au cours de l'année écoulée contre des "acteurs liés" à l'"Internet Research Agency" (IRA), soupçonné d'être un bras numérique du Kremlin.

De ce fait, 42 chaînes YouTube et un compte sur Blogger ont été supprimés dans le cadre de cette surveillance des activités de l'IRA, a-t-il précisé.

Carte de la transparence

Cette annonce fait suite à celles d'autres géants de l'Internet. Cette semaine, le réseau social Facebook a annoncé avoir supprimé 652 comptes sur sa plateforme principale et sur Instagram, son application de partage de photos. Les activités suspectes ont également été attribuées à la Russie et à l'Iran. En parallèle, le site de microblogging Twitter a indiqué avoir suspendu 284 comptes engagés, selon la société, dans une "manipulation coordonnée", nombre de ces comptes "provenant apparemment d'Iran""Comme pour les précédentes investigations, nous collaborons avec les autres entreprises et les autorités pertinentes", a souligné le petit oiseau bleu.

Alors que les élections américaines de mi-mandat se dérouleront en novembre prochain, les géants du web veulent éviter une redite du scandale de 2016. Ils préfèrent donc jouer la carte de la transparence. Ces trois plateformes avaient été accusées de permettre la diffusion de propagande attribuée à la Russie pendant la course à la Maison Blanche. Le but : discréditer la candidate démocrate Hillary Clinton, jugée par Moscou moins favorable aux intérêts de la Russie, selon les agences de renseignement américaines. La Russie a toujours nié ses accusations. Les trois entreprises avait été appelées à témoigner devant le Congrès, faisant alors leur mea culpa, s'excusant de ne pas avoir détecté plus tôt ces malversations.

Lire aussi : Facebook, Twitter, Google : leur aveu d'impuissance devant le Congrès

 (Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 31/08/2018 à 15:41 :
La france est à la botte des américains ... d'ailleurs , l'Arabie Saoudite , c'est les gentils ... et Snowden est un dangereux terroriste .
a écrit le 27/08/2018 à 17:21 :
Les GAFA semblent quand même bien moins niais que sous Obama.

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