Cryptomonnaies : la « Fusion » d'Ethereum, une révolution qui veut rendre la blockchain moins énergivore
Guillaume Renouard
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Vitalik Buterin, créateur de la blockchain Ethereum.
CC Romanpoet
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Vitalik Buterin, créateur de la blockchain Ethereum.
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Longtemps annoncé, maintes fois repoussé, il devrait finalement se produire ce jeudi. Le passage de la blockchain Ethereum à la preuve d'enjeu, surnommé « La Fusion » (ou « The Merge » en anglais) est un véritable séisme dans l'univers des amateurs de cryptomonnaies. Il pourrait révolutionner durablement le secteur en réduisant notamment son empreinte énergétique considérable, une critique très souvent émise à l'encontre des cryptomonnaies, au premier rang desquelles le Bitcoin, de plus en plus challengé en terme de valorisation par l'Ethereum.
Cette petite révolution concerne la façon dont les transactions sont vérifiées sur la blockchain Ethereum. La technologie de la blockchain permet en effet d'envoyer de l'argent sans passer par un tiers de confiance. Lorsqu'on effectue un virement bancaire classique, c'est la banque qui assure ce rôle d'intermédiaire, en vérifiant par exemple que la personne qui fait le virement dispose des fonds suffisants pour payer le destinataire, et que la somme prélevée atterrit bien dans le compte bancaire de celui-ci.
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Avec la blockchain, la sécurité de la transaction est assurée par les utilisateurs organisés en réseau. Traditionnellement, cela passe par le mécanisme de la preuve de travail (Proof of Work). Les ordinateurs qui assurent la mise à jour de la blockchain, surnommés « mineurs », sont en permanence en compétition les uns avec les autres pour valider le bloc de transactions en cours, dans ce qui ressemble à un concours de calcul géant. Pour l'emporter, il faut être le premier à résoudre un problème mathématique complexe (baptisé « fonction de hachage »). Le mineur qui y parvient avant les autres remporte le droit de valider le nouveau bloc de transactions, qui est alors ajouté de manière immuable à la chaîne de blocs précédents (d'où le terme « blockchain »), tandis que le mineur reçoit un paiement en monnaie numérique pour sa participation.
Guillaume Renouard