Dazn, le "Netflix du sport", peut-il s'imposer en France ?
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Les locaux de Dazn, plateforme de streaming vidéo spécialisée dans le sport, à Tokyo (Japon).
Reuters
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Les locaux de Dazn, plateforme de streaming vidéo spécialisée dans le sport, à Tokyo (Japon).
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Et un acteur supplémentaire sur le marché ultra-concurrentiel du streaming et des droits sportifs en France. Dazn, plateforme de streaming vidéo surnommée le "Netflix du sport", débarque discrètement dans l'Hexagone ce mardi. Le service, qui se prononce "Da Zone", a été contraint de repousser son déploiement massif à l'international -initialement prévu le 2 mai- en raison de la pandémie mondiale du coronavirus.
Dazn propose un abonnement mensuel sans engagement à 1,99 euro, permettant d'accéder aux contenus via application mobile (disponible sur les systèmes d'exploitation iOS et Android), mais aussi tablettes, ordinateurs et télévisions connectées. Au programme : un catalogue extrêmement réduit, centré sur la diffusion à la demande et en direct des compétitions de boxe - exclusivement accessibles et commentées en anglais. Des documentaires, des archives de combats et des émissions hebdomadaires sont également prévus.
Lancé au Royaume-Uni en 2016, Dazn est détenu par le milliardaire américain Len Blavatnik, également propriétaire de Warner Music depuis 2011 et de la plateforme de streaming audio Deezer depuis 2016 via son fonds Access Industries. Le service était jusqu'ici présent dans seulement 9 pays. La plateforme s'est d'abord lancée en Allemagne, en Suisse et au Japon dès 2016, puis progressivement au Canada, en Italie, aux Etats-Unis, en Autriche, en Espagne et au Brésil. Au total, le groupe - qui ne communique pas de chiffres - aurait 8 millions d'abonnés payants dans le monde, selon un article du Wall Street Journal publié en mars dernier.
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Pour conquérir cette première vague d'abonnés, le groupe britannique misait jusqu'ici sur une offre mixte, alliant sports populaires et de niche. "Jusqu'ici, la plateforme proposait pour chaque pays une à trois compétitions domestiques premium obtenues au prix du marché de la télévision payante, et les complétait avec une multitude d'autres compétitions secondaires, allant du cricket à la pêche sportive selon les territoires", écrit dans une note Nicolas Pisana, consultant spécialiste des droits sportifs au sein du cabinet d'études NPA Conseil.