Start-up : Fitbit, le coach santé 2.0

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Le podomètre de poche de la startup de San Francisco Fitbit.
Le podomètre de poche de la startup de San Francisco Fitbit. (Crédits : DR)
James Park, le co-fondateur et directeur général de la start-up de San Francisco Fitbit, est venu à la conférence LeWeb pour présenter sa société qui commercialise des podomètres 2.0, s'inscrivant dans la tendance des objets connectés et du coaching santé. Il confie en avant-première à La Tribune la genèse de cette aventure et ses projets.

La Tribune - D'où est venue l'idée de Fitbit ?
James Park - Notre inspiration est venue de la Nintendo Wii, de cette nouvelle conception du jeu qui n'est plus seulement passive mais interactive et qui incite les gens à bouger davantage. Nous cherchions un moyen de capter cette magie de la Wii, la détection de mouvement, dans quelque chose de plus portable. Notre coach électronique One qui se glisse dans la poche est équipé d'un altimètre et d'un accéléromètre de pointe qui capte les mouvements, comme la Wii, et comptabilise ainsi les pas effectués, le nombre de marches gravies, etc. Notre mission est d'aider les personnes à mener des vies plus actives et plus saines. Nous nous sommes demandé comment un appareil peut servir d'instrument de motivation personnelle, comment utiliser les données et des fonctionnalités «sociales» de partage: nous proposons par exemple de décrocher des «badges» [sorte de médailles à la Foursquare, NDLR]. Moi qui viens du logiciel, je me suis vite rendu compte que ce n'était pas très convaincant avec seulement un site web ou une application mobile et qu'il fallait un petit appareil que l'on puisse porter toute la journée, voire la nuit, pour mesurer la qualité du sommeil. Avec mon associé Eric Friedman, on ne connaissait rien au «hardware» (matériel), il a donc fallu se faire conseiller pour concevoir le produit. Or il y a six ans les investisseurs ne voulaient pas trop mettre d'argent dans des projets de hardware. Heureusement, notre projet a retenu l'attention de plusieurs investisseurs lors de notre présentation à la conférence TechCrunch de 2008.

Combien d'argent avez-vous levé ?
Au total, depuis notre création en mai 2007, nous avons levé 23,5 millions de dollars auprès de business angels et de fonds de capital-risque, Foundry Group, True Ventures et SoftTech VC en plusieurs tranches, 2 millions en octobre 2008, 8 millions deux ans plus tard et 12 millions en janvier dernier. Cela nous a permis de concevoir des prototypes, puis de lancer le premier produit à l'automne 2009 et développer les applications pour iOS et Android, et enfin de se déployer à l'international. Nous employons aujourd'hui un peu plus de 100 personnes et nos produits sont distribués dans 7.000 magasins aux Etats-Unis, chez BestBuy, chez Apple, chez les opérateurs AT&T et Verizon, et dans 3.000 en Europe, dont Decathlon et Carrefour. Nous discutons avec des opérateurs en Europe. Je ne peux pas vous dire combien nous avons vendu d'appareils ni combien nous avons d'utilisateurs, mais cela marche très bien, en particulier notre dernier produit, la balance WiFi Aria.

Le marché des solutions de coaching santé est très encombré et concurrentiel. Comment vous différenciez-vous par exemple de la balance Wifi du français Withings ?
Nous nous considérons comme le leader: un bon indicateur est notre présence dans la distribution, où l'espace en rayons réservé à nos produits est beaucoup plus important qu'à ceux de nos concurrents. La supériorité de notre balance intelligente vient de sa simplicité d'installation, car elle se connecte sans fil, en WiFi. Surtout, elle s'intègre à l'écosystème Fitbit, au tableau de bord complet. Cette balance était une extension très logique de notre business, même si tous les utilisateurs ne surveillent pas leurs poids. Et nous planchons sur d'autres produits qui sortiront en 2013. Mais nous ne voulons pas trop nous disperser. Je suis un entrepreneur en série, Fitbit est ma troisième start-up. Nos actionnaires veulent garder le co-fondateur comme directeur général car il est important d'avoir une vision très forte des produits, de savoir exactement quand il faut lancer le bon produit au bon moment.

 

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